Aix-en-Provence: 14.000 euros récoltés lors de la vente aux enchères d'objets de Marcel Pagnol

Ils sont 70 à s'être rendus sur place et 250 à avoir tenté leur chance en ligne. Une vente aux enchères d'objets ayant appartenu à Marcel Pagnol a été organisée par son petit-fils lundi 17 juin à Aix-en-Provence.
Plume du célèbre écrivain provençal à 24 carats, affiches, manuscrit de La Fille du puisatier, livres promotionnels de films, premières versions de scénarios... Voici quelques-uns des 48 objets mis en vente.
Beaucoup de passionnés des œuvres de Marcel Pagnol avaient donc fait le déplacement pour cette occasion unique, comme Olivier qui est venu de Marseille pour dénicher la perle rare.
"Depuis tout petit, il m'a marqué. Ma mère m'avait emmené à son enterrement, je devais avoir 5 ou 6 ans. Et j'ai vécu pas loin de ses aventures, dans les collines. J'ai toujours été proche de son œuvre", a-t-il raconté au micro de BFM Marseille Provence.
Des dettes du Château de la Buzine
Cette vente a été organisée par Nicolas Pagnol, petit-fils de l'écrivain provençal, dans l'objectif de renflouer les caisses du Château de la Buzine, criblées de dettes. Une situation qui fait suite à l’imbroglio de l’été dernier entre l’hériter de l’écrivain et la mairie de Marseille.
Le 17 septembre dernier, le petit-fils de Marcel Pagnol s'est fait évincer de la gestion du Château de la Buzine à Marseille. Benoît Payan martelait alors que le château "n'appartient pas" à Nicolas Pagnol, qui souhaitait en maintenir la gestion.
"Il n'est pas question de le chasser. Je rappelle que le château ne lui appartient pas. Et que ce patrimoine important a été massacré suite à la décision des héritiers de Marcel Pagnol de le vendre à Kaufman&Broad", déclarait le maire en juin dernier.
46 objets sur 48 achetés
Nicolas Pagnol avait par la suite déposé plainte contre Benoît Payan et cinq de ses adjoints pour injures et diffamation avant de quitter le château avec tout ce qui appartenait au fonds de dotation de sa famille.
Aujourd'hui, même s’il a perdu la gestion, Nicolas Pagnol doit éponger les factures du château. "Nous avons encore des factures à régler. Mais vu que la mairie ne nous a toujours pas proposé de protocole de sortie... Il n'y a aucune négociation en cours avec la mairie qui, nous l'estimons, nous doit de l'argent", assure-t-il.
Lundi, 46 des 48 objets mis en vente ont trouvé preneur, 14.000 euros ont été récoltés.













