Un médecin de 79 ans accusé d'avoir refusé une réquisition placé 24 heures en garde à vue

À 79 ans, Gabriel Terdjman n'imaginait pas qu'un jour il aurait des problèmes avec la justice. Tout commence le 7 janvier, en plein épisode neigeux et de grève des médecins généralistes, lorsque le docteur, alors en consultation, est appelé par un numéro masqué.
Au bout du fil, le commissariat de Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne). "'Vous êtes réquisitionné pour aller faire un certificat de décès'. Mais tout de suite, sans me préciser où, comment, quoi?", raconte le médecin sur notre antenne.
Très occupé à son cabinet et intrigué par cette demande par téléphone, il refuse et raccroche. Mais 48 heures après, nouvel appel du même interlocuteur pour l'informer d'une convocation à venir.
Accusé d'avoir outragé un agent
Gabriel Terdjman reçoit le courrier quelques jours plus tard. Le 21 janvier, il fait le déplacement et se retrouve placé en garde à vue 24 heures, un traumatisme pour lui.
"On vous fouille, on vous fait enlever votre pantalon, on vous enlève votre ceinture, on vous enlève vos lunettes", énumère-t-il.
Le médecin est accusé de ne pas avoir accepté la réquisition et d'avoir outragé un agent dépositaire de l'autorité publique par téléphone, ce qu'il réfute.
Encore en colère, il envisage plusieurs actions en justice. "Attaquer l'État pour préjudice et enfin je vais demander à l'IGPN (la police des polices, NDLR) de voir si effectivement tous les droits ont été respectés". Gabriel Tertschmann a également écrit à l'ordre des médecins.












