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Le nouveau service national va coûter "plus de 2 milliards d'euros"

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Depuis l'Isère, Emmanuel Macron a dévoilé ce jeudi 27 novembre les contours du "nouveau service national", purement militaire et sur la base du volontariat. Il sera institué dès l'été 2026, avec un objectif de 3.000 premiers volontaires.

L'ESSENTIEL

  • Le "nouveau service national" sera institué progressivement dès l'été 2026, avec un premier objectif de 3.000 volontaires. "L’ambition est d’atteindre 50.000 jeunes en 2035". Lire la brève
  • Les jeunes du nouveau service national volontaire serviront uniquement sur le "territoire national", dans une formation initiale de 10 mois. Lire la brève
  • Emmanuel Macron a annoncé que le Parlement pourra, "en cas de crise majeure", autoriser de faire appel à d'autres jeunes, au-delà des volontaires. Lire la brève
  • L’État veut également "inciter les jeunes à effectuer leurs stages de seconde dans nos armées". Lire la brève

Emmanuel Macron annonce la mise en place d'un "service national purement militaire" d'une durée de 10 mois

Ce direct consacré au "nouveau service national" est désormais terminé. Ce jeudi, le chef d'État Emmanuel Macron a annoncé l'instauration d'un "nouveau service national" progressivement dès l'été 2026, avec un premier objectif de 3.000 volontaires.

Les jeunes qui participeront serviront uniquement sur le "territoire national" a rappelé le président de la République, au cours d'une formation initiale de 10 mois.

Le Parlement pourra, "en cas de crise majeure" a précisé Emmanuel Macron, autoriser de faire appel à d'autres jeunes, au-delà de ceux qui se porteront volontaires.

L'État veut également "inciter les jeunes à effectuer leurs stages de seconde dans nos armées".

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LFI fustige les annonces d'Emmanuel Macron sur le service militaire

L'eurodéputée Manon Aubry et le député du Val-de-Marne Louis Boyard ont réagi, ce jeudi, aux annonces faites par le chef d'État au sujet de l'instauration d'un nouveau service national militaire pour les volontaires.

"Emmanuel Macron veut mettre la jeunesse au pas avec le retour du service militaire", s'insurge Manon Aubry sur son compte X.

"Le président n’a rien de mieux à offrir à la jeunesse que de se préparer à mourir pour ses guerres. Quel gâchis", conclu-t-elle.

Réaction similaire pour Louis Boyard qui dénonce, toujours sur X, une "guerre dont les jeunes ne veulent pas".

Le nouveau service national va coûter "plus de 2 milliards d'euros"

Le service national "sera financé par l'actualisation de la loi de programmation militaire 2026-2030, qui prévoit un budget supplémentaire de plus de 2 milliards d'euros pour le service national", a précisé le chef de l'État.

"C'est un effort important. Il est indispensable", a poursuivi Emmanuel Macron.

Plus d'informations sur le coût du nouveau service national dans notre article complet.

Un engagement "encouragé et valorisé", notamment après le service national

L'engagement sera "encouragé et valorisé", promet Emmanuel Macron. "Après le service national, les jeunes pourront poursuivre leurs études ou se lancer dans la vie professionnelle civile tout en intégrant la réserve opérationnelle", assure le chef de l'État.

Ils pourront également s'engager dans l'armée.

Un service national purement militaire pour venir compléter le service civique

Les autres dispositifs d’engagement, tel que le service civique ou la réserve civile, joueront en parallèle "un rôle clé dans la mobilisation non militaire de la Nation et sa préparation aux nouveaux risques".

Le service national et ces dispositifs seront complémentaires.

L’État veut "inciter les jeunes à effectuer les stages de seconde dans nos armées"

La durée des classes de défense et de sécurité globales va passer d’un à trois ans, ajoute Emmanuel Macron. "Voilà pourquoi nos jeunes devront participer à au moins une cérémonie commémorative par an dans chaque établissement. Voilà pourquoi nous voulons inciter les jeunes à effectuer les stages de seconde dans nos armées", a expliqué le chef de l'État

Un objectif de 50.000 jeunes incorporés en 2035

Le service national ne peut avoir du sens "que s’il a de l’ampleur". Il débutera à l’été 2026 avec 3.000 jeunes puis les effectifs augmenteront progressivement jusqu’à atteindre 10.000 jeunes incorporés en 2030.

"L’ambition est d’atteindre 50.000 jeunes en 2035", ajoute Emmanuel Macron. Un chiffre "à adapter en fonction de l'évolution de la menace".

Les volontaires seront rémunérés 800 euros par mois minimum, hébergés, nourris et équipés

Les volontaires du service national seront rémunérés 800 euros par mois minimum. Ils seront hébergés, nourris et équipés, indique l'Élysée.

Un service national possible en gendarmerie nationale et à la brigade des pompiers de Paris en 2027

"Si le service national commencera dès 2026, les jeunes pourront exprimer en 2027 le souhait d’effectuer leur service national au sein de la gendarmerie nationale, au sein de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris et du bataillon des marins-pompiers de Marseille, qui sont également sous statut militaire", a annoncé Emmanuel Macron.

Les armées sélectionneront parmi les volontaires "les plus motivés et ceux qui répondent le mieux à leurs besoins"

Les conditions dans lesquelles les jeunes pourront candidater et se porter volontaires seront détaillées en "janvier 2026". Tous les volontaires ne seront pas engagés dans le service national: les armées sélectionneront "parmi eux les plus motivés et ceux qui répondent le mieux à leurs besoins".

"Ils serviront sous statut militaire, seront dotés d'un uniforme, d'une solde, d'un équipement."

Les jeunes du service national serviront uniquement sur le "territoire national"

Les jeunes du service national serviront uniquement sur le "territoire national", précise Emmanuel Macron.

"Le service national, c'est le territoire national car c'est la mobilisation pour nous défendre", ajoute-t-il.

Ils serviront pendant une durée de 10 mois avec une "formation initiale d'un mois". Les neuf mois suivants se passeront au sein d’une unité militaire. "L’objectif que nous poursuivront est un objectif militaire", rappelle Emmanuel Macron.

Le Parlement pourra "faire appel" à d'autres jeunes "en cas de crise majeure"

Le service national s'adressera "aux jeunes majeurs" qui se seront portés volontaires lors de la Journée défense et citoyenneté. "Le cœur (du service national) sera constitué par les jeunes âgés de 18 à 19 ans", précise Emmanuel Macron.

Toutefois, "en cas de crise majeur", le Parlement pourra "autoriser de faire appel, au-delà des seuls volontaires à ceux dont les compétences auront été repérés lors de cette journée de mobilisation". Un "cas exceptionnel", précise bien le président de la République.

Un "nouveau service national institué progressivement dès l'été prochain"

Le président de la République annonce qu'un "nouveau service national va être institué progressivement dès l'été prochain". Il sera "purement militaire" et "volontaire".

Emmanuel Macron juge la décision d'avoir suspendu le service national universel "juste". "Revenir en arrière serait ni sérieux ni utile", balayant l'idée d'accueillir la totalité d'une classe d'âge dans le cadre d'une conscription universelle.

"Nous ne pouvons pas revenir au temps de la conscription mais nous avons besoin de mobilisation."

Emmanuel Macron estime que "la jeunesse a soif d’engagement"

"La jeunesse aspire à la liberté et a soif d’engagement", a estimé Emmanuel Macron en préambule de sa présentation du nouveau service militaire volontaire.

"Il existe une génération prête à se lever pour la Patrie", a lancé le président de la République.

Emmanuel Macron est arrivé à la 27e brigade d'infanterie de montagne en Isère

Le président de la République est arrivé à Varces-Allières-et-Risset en Isère, à la 27e brigade d'infanterie de montagne. Emmanuel Macron doit d'abord passer en revue les troupes ainsi que participer à la cérémonie de levée des couleurs avant de détailler les contours du nouveau service militaire volontaire.

Douze pays européens ont maintenu ou réinstauré un service militaire obligatoire

Six pays de l'Union européenne ont toujours eu des services militaires obligatoires. D'autres ont fait le choix d'en instaurer ou d'en réinstaurer un ces dernières années. En somme, les pays disposant aujourd'hui d'un service national obligatoire sont: la Grèce, Chypre, l'Autriche, la Suisse, le Danemark, la Croatie, l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Norvège, la Suède et la Finlande.

Plus les pays sont situés à l'est de l'Europe, plus "ils sont sensibles à la menace" selon Maxime Launay, historien et chercheur de l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (Iserm).

Le détail des services militaires chez nos voisins européens est à retrouver dans notre article complet.

Un général assure qu'"on a vraiment besoin" du retour d’un service national

"Le président Emmanuel Macron ne rétablit pas le service national comme ça, on en a vraiment besoin", insiste le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre, sur BFMTV. "La menace grandit et se rapproche, et nos armées ne sont pas forcément adaptées à cette menace", assure-t-il.

Il juge le principe du volontariat une bonne solution aujourd’hui pour la France. "A-t-on besoin d’un service militaire obligatoire? Non, et on ne peut pas aujourd’hui demander à une classe d’âge complète, soit 400.000 garçons et 400.000 jeunes femmes de venir, d’une part parce que la France n’a pas besoin et d’autre part parce que cela exigerait un financement considérable."

Le député EPR Sylvain Maillard salue une initiative "volontaire" et non obligatoire

Le député Ensemble pour la République de Paris Sylvain Maillard, a réagi à l'annonce de l'émergence d'un nouveau service militaire sur Europe 1/CNews. "Je suis pour le service militaire volontaire, pas pour le service militaire obligatoire."

"Je fais partie des générations qui ont fait leur service militaire, ce n'est pas spécialement un souvenir extraordinaire. Je crois qu'il y a une génération qui veut participer, parfois s'endurcir aussi par rapport à la rusticité d'une vie militaire", a commenté l'élu.

La France insoumise contre un engagement "exclusivement militaire" et rémunéré en dessous du Smic

Invitée de franceinfo, la cheffe de file des députés La France Insoumise Mathilde Panot explique ne pas être contre le principe du service militaire en général mais "contre cette manière de faire", c'est-à-dire "exclusivement militaire et rémunérée entre 900 et 1.000 euros par mois, largement en dessous du Smic".

LFI propose une "conscription citoyenne, avec un volet militaire possible sur volontariat payée au Smic". Une initiative qui permet de faire face aux grands enjeux de notre siècle, selon Mathilde Panot qui accuse Emmanuel Macron de "concentrer le pays sur des menaces incertaines".

La France insoumise y voit là une "manière de gouverner par la peur", notamment après les propos du chef d'état-major des armées il y a plusieurs jours qui a expliqué que les Français devaient "être prêts à perdre leurs enfants" et à "souffrir économiquement".

"Il faut faire masse": pour Jean-Yves Le Drian, le nouveau service militaire volontaire va permettre de "renforcer nos forces"

"Le fait d’en quelque sorte rétablir un service national volontaire, c’est montrer que la Nation est déterminée", poursuit Jean-Yves Le Drian sur BFMTV/RMC, "au-delà du fait qu’il faut aussi renforcer nos propres armées."

Selon l'ancien ministre de la défense, le nouveau service militaire volontaire "permettra de renforcer nos propres forces, parce qu'il faut faire masse", mais aussi de "faire en sorte que la réserve opérationnelle, qu'il faut aussi renforcée, sera régulièrement abondée par ces jeunes qui auront fait leur service militaire".

Il salue ainsi "le côté militaire de cet engagement" voulue par Emmanuel Macron, "qui correspond à une certaine attente des Français".

Jean-Yves Le Drian estime que le service militaire volontaire "fait partie de la dissuasion"

"Il faut être lucide dans la menace et fort dans la réponse." Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense et envoyé spécial sur les questions du Liban pour Emmanuel Macron, estime qu'il "ne faut pas avoir peur" face à la menace russe mais qu'il faut "montrer sa force".

Selon lui, le service militaire volontaire "fait partie de la dissuasion". "Pour être fort, il faut dissuader", insiste-t-il sur BFMTV-RMC.

"Il faut être lucide dans l’analyse, sur le fait que la menace est là, pas uniquement en Ukraine mais à nos frontières et à celles de l’Europe. Il y a des ingérences, sans arrêt une présence russe, il y a l’action cyber développée… (...) Le but de la Russie est de nous fragiliser", conclut-il.

"Une initiative qui va dans le bon sens" pour Sébastien Chenu

L'instauration d'un nouveau service militaire volontaire "est une initiative qui va dans le bon sens", juge le vice-président RN de l'Assemblée nationale Sébastien Chenu sur TF1.

Le Rassemblement national avait dans son programme de campagne lors de la dernière élection présidentielle un service national obligatoire de trois mois. "Pourquoi trois mois? Parce que c'est difficile aussi financièrement aujourd'hui d'aller au-delà", ajoute Sébastien Chenu.

Il note toutefois que l'initiative "dit l'échec d'Emmanuel Macron avec le service national universel", qui a fait "perdre beaucoup de temps aux Français".

Clémence Guetté estime que cela "ne peut pas être notre priorité pour la jeunesse"

Clémence Guetté, députée LFI, estime que le nouveau service militaire volontaire "ne peut pas être notre priorité pour la jeunesse".

"Non, la France n'est pas en guerre", a-t-elle déclaré sur RTL.

"On va connaître les contours (du nouveau service militaire volontarisée) aujourd'hui mais je pense que ce n'est pas la solution. Par ailleurs, ça arrive dans une ambiance très inquiétante", note-t-elle, évoquant les propos polémiques du chef d'état-major des armées et le budget de la France en cours de construction.

Un engagement de 10 mois à la rémunération mensuelle de 950 euros

Selon les informations de BFMTV, le nouveau service militaire volontaire est un engagement de 10 mois, ouvert aux jeunes majeurs, rémunéré 950 euros par mois. Il permettrait également aux étudiants qui s'engagent de valider jusqu'à 60 crédits ECTS, soit l'équivalent d'une année d'étude universitaire.

Trois Français sur quatre favorables au retour d'un service militaire volontaire

Près de trois Français sur quatre se disent favorables au service militaire volontaire, selon un sondage Elabe pour BFMTV. 73% des sondés jugent en effet qu'il s'agit d'un bon dispositif.

De 2.000 à 3.000 personnes la première année, jusqu'à 50.000 volontaires à terme

L'émergence du nouveau service militaire volontaire sera "phasée dans le temps", a assuré un conseiller d'Emmanuel Macron, évoquant un projet "réaliste" qui "tient compte de l'état de nos disponibilités aujourd'hui".

Une source ayant connaissance du dossier évoque un effectif de 2.000 à 3.000 personnes la première année, puis une "montée en puissance" avec un objectif à terme de 50.000 personnes par an.

Le service national universel "mis en extinction"

Le dispositif signera l'enterrement du service national universel (SNU), pourtant une promesse de campagne d'Emmanuel Macron en 2017 qui lui était cher. Mais il "n'est aujourd'hui plus adapté au contexte stratégique" créé par l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, reconnaît l'Élysée.

Sébastien Lecornu a confirmé la "mise en extinction" prochaine du SNU le 19 septembre dernier.

Le nouveau service militaire volontaire est destiné aux jeunes majeurs, hommes et femmes et sera plus long que les "séjours de cohésion" de 12 jours du SNU.

Une nouvelle forme "beaucoup plus militarisée" du service militaire volontaire

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au nouveau service militaire volontaire (SMV), dévoilé par Emmanuel Macron en fin de matinée depuis la 27e brigade d'infanterie de montagne de Varces-Allières-et-Risset en Isère.

La nouvelle forme du SMV sera toujours sur la base du volontariat, mais se veut "beaucoup plus militarisée", a confié un proche du président de la République.