Veilleur de nuit assassiné: pas de trace du meurtrier, une cellule psychologique en place

Une minute de silence en hommage à Francis Montmaud, 60 ans, a été organisée à Isle, au sud de Limoges. - -
L'enquête se poursuivait lundi sur le meurtre sauvage samedi du veilleur de nuit d'un centre de formation professionnelle de la Haute-Vienne. Parallèlement, une cellule psychologique a été mise en place pour aider ses collègues et les élèves.
Une minute de silence en hommage à Francis Montmaud, 60 ans, a été organisée à Isle, au sud de Limoges, où les personnels du centre de formation du Vieux collègue de Magnac-Laval en Haute-Vienne ont été rassemblés lundi après-midi, a indiqué la direction du centre.
"L'heure est à la solidarité, à l'organisation du soutien psychologique des jeunes qui nous sont confiés par les services sociaux (...) et du personnel, particulièrement choqué", a souligné Martine Vilm, directrice de l'association de groupements éducatifs (AGE), gérant le centre éducatif où le veilleur a été retrouvé dans la nuit de vendredi à samedi par un élève, tué de 12 coups de couteau.
Une minute de silence a également été observée dans sept autres centres en France gérés par la même association.
La peur d'un rôdeur s'installe
Lundi, l'enquête menée en flagrance par le parquet de Limoges se poursuivait, sans information sur le meurtrier.
"L'idée d'une personne qui rôde est dans les esprits", avait déclaré dès dimanche à une correspondante de l'AFP le maire de Magnac-Laval, Jean-Bernard Jarry. "Ce qui domine aujourd'hui, c'est l'inquiétude, car à cette heure, il y a quelqu'un dans la nature", a aussi déclaré à des journalistes Lilian Dejos, directeur du centre de formation.
"On a activé tous les moyens de la gendarmerie au plus haut niveau", a expliqué une source proche de l'enquête.
Une autopsie prévue pour mardi
Les gendarmes ont depuis samedi entendu "tous les cercles proches de la victime", un homme de taille moyenne, qui travaillait depuis douze ans dans le centre, originaire de la région, et décrit comme "ponctuel, affable, respectueux des règles" par le maire de la ville. C'était un homme "très calme, posé, qui inspirait la confiance des jeunes" et "impliqué dans la vie locale", a-t-il dit.
L'autopsie du veilleur de nuit doit être pratiquée mardi, a-t-on indiqué au parquet. Ses résultats sont très attendus par les enquêteurs car ils apporteront sans doute des informations précieuses sur les circonstances du crime.
L'épouse de la victime, a indiqué pour sa part le délégué du CHSCT François Jacob, est "complètement effondrée" et "ne comprend pas ce qui s'est passé". Le veilleur de nuit devait selon lui faire valoir ses droits à la retraite "cette année ou l'année prochaine".












