Poste de sûreté, 100 caméras... Après le cambriolage du Louvre, sa directrice annonce une vingtaine de "mesures d'urgence"

Le Louvre toujours au cœur de la tempête. Un mois jour pour jour après le spectaculaire vol de huit bijoux estimés à 88 millions d'euros dans la Galerie d'Apollon a eu lieu, ce mercredi 19 novembre, l'audition devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale de la présidente-directrice du musée.
Laurence des Cars est revenue en détails, durant sa prise de parole, sur la sécuritédu site touristique. Elle a notamment annoncé le déploiement "dans les prochains jours" de plus d'une vingtaine de "mesures d'urgence", précisant par ailleurs que "certaines sont déjà activées".
"C'est une blessure immense qui nous a été infligée. Je la vis profondément", a confié Laurence des Cars devant la commission, reconnaissant, entre autres, la responsabilité de "l'échec que représente le vol du 19 octobre dernier".
Ces mesures auront pour objectif principal de renforcer la sécurité du musée, alors qu'elle est dans la tourmente ces dernières semaines.
Un poste de sûreté bientôt installé au Louvre
Parmi les mesures annoncées ce mercredi, Laurence des Cars évoque la création d'un poste de coordinateur sûreté, ainsi que l'installation d'équipements de mise à distance des bâtiments les plus sensibles du Louvre.
La directrice du musée souhaite aussi l'accélération de l'installation d'une centaine de caméras périmétriques dans les locaux du musée. Elles devraient être toutes fixées d'ici la fin de l'année 2026.
Ces mesures de sécurité renforcée ont été pensées dans le cadre d'un dispositif de coopération plus large avec les services de l'État et au sein duquel a été imaginée l'installation prochaine d'un "commissariat de police" directement dans l'enceinte du Louvre.
"Les liens avec les préfectures de police seront renforcés", a ainsi précisé Laurence des Cars.
"Je veux instaurer une véritable culture de la sûreté", a-t-elle ensuite conclu fermement. Plus tôt dans la matinée, en ouverture de son audition, Laurence des Cars a rappelé avoir alerté les autorités compétentes, dès 2024, de la "dégradation et de l'obsolescence des infrastructures techniques du bâtiment".













