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Cambriolage au Louvre: la directrice du musée juge le rapport de la Cour des comptes trop "sévère"

BFM François Blanchard
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La directrice du Louvre Laurence des Cars estime ce vendredi 7 novembre que la Cour des comptes, à l'origine d'un rapport accablant sur la sécurité du musée paru jeudi, "a tort d’être aussi sévère".

Laurence des Cars défend son bilan. Au lendemain de la publication d'un rapport accablant de la Cour des comptes, la directrice du Louvre assure avoir pris depuis sa nomination en 2021 la "mesure des problèmes" du musée, ce vendredi 7 novembre sur France info.

Près de trois semaines après le rocambolesque vol de bijoux dans la galerie d'Apollon, la Cour a pointé jeudi un "retard persistant dans le déploiement d'équipements de sûreté pour la protection des œuvres", estimant que la direction avait privilégié l'attractivité du musée au détriment de sa sécurité.

"Je pense qu’elle a tort d’être aussi sévère", a réagi Laurence des Cars. "Le Louvre est un tout dans lequel il ne faut pas opposer les travaux aux acquisitions des œuvres". 

Nouveau schéma de sécurité

La directrice assure avoir "assuré l'ensemble de (ses) missions". "J'ai pris toute la mesure de cette question de la sécurité (...), j'ai souhaité que, dès 2022, nous travaillions à un schéma directeur de sécurité en le renforçant", souligne-t-elle.

Laurence des Cars affirme notamment avoir "pris sur les budgets de fonctionnement pour augmenter la surveillance" des salles du musée. "Plus de 134 caméras numériques ont été posées entre 2023 et 2025", précise-t-elle.

Pourquoi la Cour des comptes accable-t-elle la sécurité du musée du Louvre?
Pourquoi la Cour des comptes accable-t-elle la sécurité du musée du Louvre?
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Le nouveau schéma de sécurité "entre en application aujourd'hui, la question de l'intrusion et du vol est parfaitement mentionnée", a-t-elle ajouté. 

La directrice assure qu'avoir présenté sa démission à la ministre de la Culture Rachida Dati, après le vol, ne signifiait pas qu'elle reconnaissait avoir failli à sa mission. "Quand je suis arrivée le 19 octobre au matin au Louvre (jour du cambriolage NDLR), j'ai vu une réalité tragique, brutale, violente pour le Louvre", raconte-t-elle.

"En responsabilité, après tout le travail acharné des équipes (...), il était normal de présenter sa démission". La ministre de la Culture l'a finalement refusée. "Je veux remercier la confiance qui m'est accordée" pour faire du Louvre "pleinement un musée du 21e siècle, ce qu'il n'est pas aujourd'hui", a conclu Laurence des Cars.