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Près de 60 ans après le crash, de nouveaux débris de la Caravelle Ajaccio-Nice "possiblement" découverts

BFM Côte d’Azur Maxime Cliet Ruzza avec Alixan Lavorel
Une vedette de la douane ramène des débris de la Caravelle qui s'est abîmée en mer à quelques kilomètres du Cap d'Antibes, le 11 septembre 1968

Une vedette de la douane ramène des débris de la Caravelle qui s'est abîmée en mer à quelques kilomètres du Cap d'Antibes, le 11 septembre 1968 - Paul LOUIS © 2019 AFP

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Le 11 septembre 1968, l'avion transportant 89 passagers et six membres d’équipages s'est écrasé en mer à quelques kilomètres du cap d'Antibes. 57 ans après la catastrophe, des éléments de la queue de l'appareil ainsi que deux probables moteurs ont été découverts lors de plongées en octobre dernier.

Les nouvelles recherches avaient été anoncées il y a trois mois et ont visiblement été fructueuses. 57 ans après le crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, de nouvelles investigations ont été menées du 11 au 13 octobre derniers et ont conduit à retrouver de nouveaux débris, a appris BFMTV de la part du parquet de Nice ce jeudi 18 décembre.

Le 11 septembre 1968, l'appareil d’Air France reliant la Corse au continent s'écrase dans la mer Méditerranée. Si quelques débris sont retrouvés, les 89 passagers et six membres d’équipages sont déclarés morts et les circonstances exactes de ce crash restent mystérieuses.

Ce jeudi 18 décembre, le parquet de Nice fait miroiter aux familles des victimes la fin de près de six décennies d'inconnues et de questions.

Trois jours de recherches

Dans le cadre de l’information judiciaire suivie du chef de "soustraction de document ou objet concernant un crime ou délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité", des recherches de l’épave ont été engagées sous la direction du magistrat instructeur comme cela avait été acté dans la suite de réunions de préparation associant la préfecture maritime en juin dernier.

Du 11 au 13 octobre derniers, sur une zone prédéfinie de 8km² sur commission rogatoire confiée au groupement de gendarmerie maritime de Méditerranée, le commandement de la zone maritime Méditerranée a été requis pour procéder à ces recherches.

Au terme d’une trentaine d’heures de plongée à 2.300 mètres de fond, cette opération a permis, d'une part, de détecter et identifier plusieurs débris de l’appareil, parmi lesquels possiblement des éléments de la queue et d’autre part, d’identifier deux probables réacteurs.

Afin de confirmer et affiner ces premiers résultats, dans la perspective notamment de pouvoir procéder à une analyse visuelle plus précise et plus détaillée des pièces découvertes, une expertise va être sollicitée pour déterminer la faisabilité et les conditions d’une nouvelle campagne de prises de vues.

Dans l’hypothèse où une telle campagne ne permettrait pas d’atteindre ces objectifs, les conditions d’une récupération de pièces pour une analyse à terre seront examinées avec une forte vigilance quant aux risques de modification et d’altération en lien avec cette opération.