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Saint-Raphaël: une psychothérapeute condamnée pour "atteinte sexuelle sur mineur" sur une cliente

BFM Var Perla Msika
La justice représentée. (Photo d'illustration)

La justice représentée. (Photo d'illustration) - Michael Coghlan - CC - Flickr

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Une praticienne varoise a été condamnée à un an d'emprisonnement avec sursis, ce jeudi 18 septembre. En cause, une liaison amoureuse entretenue avec une patiente de 16 ans, entre août et décembre 2023.

À Draguignan, dans le Var, une psychothérapeute âgée de 32 ans a été condamnée, ce jeudi 18 septembre, à un an d'emprisonnement avec sursis pour "atteinte sexuelle sur mineur de plus de 15 ans commise par un majeur abusant de l’autorité de sa fonction", rapporte Nice-Matin.

En cause, une relation amoureuse et sexuelle entretenue avec une patiente de 16 ans, entre août et décembre 2023 à Saint Raphaël. Pour cela, la professionnelle doit également 7.500 euros de préjudice morale à la jeune femme.

La mise en cause a également l'interdiction d'entrer en contact avec la victime, de paraître à son domicile et même d'exercer toute activité en lien avec des mineurs. En revanche, la relxe a été décidée pour les faits de "harcelement moral" dont l'accusait l'adolescente.

Une patiente "en situation de détresse manifeste"

Les parents de cette dernière, transgenre, sont entrés en contact avec la psychothérapeute à l'été 2023. Leur enfant, "à la recherche de son identité", souffrait alors de harcèlement, au point d'être descolarisée.

La psychothérapie, entamée en juillet, se transforme en relation amoureuse et sexuelle, courant août. Une relation qui dégrade encore plus l'état psychique de la patiente.

Une "situation de détresse manifeste"

C'est une demande d'émancipation déposée par la jeune femme qui va interpeller les services de l'aide sociale à l'enfance (ASE) qui signalent au procureur de Draguignan l'instabilité de l'adolescente et l'emprise que semblait détenir la thérapeute. Une procédure en instance éducative est alors lancée.

Lors du procès, le procureur de Draguignan a estimé que la psychothérapeute a profité d'une "situation de détresse manifeste" de la patiente et déploré que la prévenue a "confondu objectif professionnel et envie personnelle."