"J'ai fait ça pour l'attraper": des habitants diffusent la photo de leur cambrioleur, une pratique illégale

Un post devenu viral. À Carqueiranne (Var), la rôtisserie "Black Poule" a été cambriolée le 3 janvier. En réaction, les gérants ont décidé d'afficher le visage du présumé voleur sur les réseaux sociaux. Le post a réuni 900 partages.
"Je suis étonné du buzz que cela a fait. Chacun prend ses responsabilités. Ce n'est pas moi qui ai ordonné à la personne de venir nous voler. Elle l'a fait d'elle-même", avance Jean-François Parodi, co-gérant de la rôtisserie.
Un procédé illégal
À La Ciotat (Bouches-du-Rhône), un homme a vu son délit diffusé sur les réseaux sociaux grâce à des images de vidéosurveillance. On y voit l'homme déambuler dans la maison et fouiller les placards -sans oublier le frigo.
L'habitant, qui a publié le visage de l'homme sur les réseaux sociaux, avance avoir "fait ça pour l'attraper. Vu son comportement, il était assez serein. Cela ne devait pas être sa première maison. Je sais que certains sont récalcitrants, mais il ne m'a pas demandé s'il avait le droit de rentrer dans ma maison".
Dans la commune, les avis sont partagés quant à ce choix. "Cela permettrait à certaines personnes de ne pas se faire cambrioler", pense André, retraité de 73 ans. "C'est quand même sa photo, son droit à l'image, ce n'est pas une bonne chose", rétorque Monique, 71 ans.
Selon le Code pénal, filmer des gens à leur insu en vue d'une diffusion ne respecte effectivement pas l'intimité de la personne, qui n'a pas donné son accord pour l'exploitation de son image. Le voleur présumé bénéficie de la présomption d'innocence. L'infraction est passible d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.













