BFM Var

"Comment un être humain peut faire ça": des chats abattus et empoisonnés au Brûlat du Castellet

BFM Var Enzo Hinsinger avec Laurène Rocheteau
placeholder video
Téléchargez la nouvelle app
Depuis deux ans, une vingtaine de chats du quartier sont morts ou ont été grièvement blessé. Si plusieurs plaintes ont été déposées, l'auteur des faits n'a pas encore été identifié.

C'est une question qui plane sur le hameau du Brûlat depuis près de deux ans: qui empoisonne et abat les chats du quartier? Une vingtaine de chats de ce hameau du Castellet (Var) sont morts ou ont été grièvement blessés au cours des deux dernières années.

La dernière victime en date: Zelda, âgée d'un an et demi, qui est morte dans la nuit de vendredi 17 à samedi 18 janvier. Elle a été touchée d'une balle qui l'a traversée de l'épaule à la hanche.

"Elle n’est pas rentrée tout de suite, et quand elle est rentrée, ça a été la catastrophe", raconte Emilie, sa propriétaire encore sous le choc, au micro de BFM Toulon Var. "Il y a eu du sang partout, donc on l'a emmenée tout de suite chez le vétérinaire. Ils l'ont opérée de suite, mais c'était trop tard. Elle est morte sur la table d'opération."

L'auteur toujours pas identifié

Zelda n'est pas le seul chat du quartier à avoir été abattu par balle. Le chat de Julian, Mimiche, est également mort d'un tir le 18 décembre dernier. Aujourd'hui, il évoque "de la colère et de l'inquiétude" pour les autres chats du quartier.

"C'est des personnes qui sont sans cœur, pour s’attaquer aux animaux. De l’inquiétude aussi, pour les autres chats du voisinage, parce que si ça peut arriver à mon chat, ça peut arriver à d’autres chats."

Le responsable de ces actes n'a à ce jour pas été identifié. Mais les faits se sont tous produits dans le même périmètre du hameau, appelé le "triangle de la Massoque": il s'étend de l'entrée du village côté Beausset jusqu'au cimetière d'un côté, et au bar-tabac "Le bol d'or" de l'autre.

"Deux ans, c’est énorme. Si on ne l’arrête pas de suite, ça va encore prendre des années. Il faut que ça s’arrête", estime Julian. "Je ne comprends pas comment ça peut se passer, comment un être humain peut faire ça", déplore quant à elle Emilie.

Plusieurs plaintes ont déjà été déposées, et une enquête a été ouverte par la gendarmerie du Beausset.