OpenAI a négocié avec le Royaume-Uni pour fournir ChatGPT Plus à tous les Britanniques

ChatGPT a frôlé un contrat juteux. D'après The Guardian, Sam Altman, patron d'OpenAI, et Peter Kyle, secrétaire d'État britannique à la technologie, ont discuté d'un potentiel accord entre l'entreprise et le Royaume-Uni. Sam Altman a proposé de fournir un accès à la version payante de l'IA, ChatGPT Plus, à l'ensemble des citoyens britanniques contre un chèque conséquent.
Selon des sources au courant de cette discussion, ce partenariat aurait pu coûter près de 2 milliards de dollars au Royaume-Uni. Mais malgré l'engouement de Peter Kyle pour les outils d'intelligence artificielle, le secrétaire n'a, pour le moment, pas accepté l'offre de Sam Altman.
Un emballement pour l'IA
Les deux hommes se sont rencontrés en mars et avril 2025 dans le but de déceler de potentielles opportunités entre OpenAI et le Royaume-Uni. Du côté de l'entreprise, l'occasion est parfaite pour assurer la démocratisation de ses services.
"Conformément à la vision du gouvernement qui consiste à utiliser cette technologie pour offrir des opportunités économiques à tous, notre objectif commun est de démocratiser l'accès à l'IA. Plus le nombre d'utilisateurs sera élevé, plus ses avantages seront largement répandus", a déclaré un porte-parole d'OpenAI auprès du Guardian.
ChatGPT est certes gratuit, mais des versions payantes octroient de nouvelles fonctionnalités aux utilisateurs. La version ChatGPT Plus propose notamment une utilisation étendue de l'IA. Elle permet de créer davantage d'images, de générer des vidéos avec Sora, ainsi que d'avoir accès aux modes avancés de ChatGPT (agent, recherche approfondies, mémoire améliorée). ChatGPT Plus est facturé 20 livres par mois (23 euros en France).
Il faut dire que le secrétaire d'État ne manque pas d'éloge à l'égard de ChatGPT. Il avait déclaré en janvier dernier que "ChatGPT est incroyablement bon". Mais cet emballement vis-à-vis de l'IA a par le passé mis Peter Kyle en difficulté.
En mai 2025, plusieurs artistes britanniques dont Elton John et Dua Lipa l'ont vivement critiqué. En cause, l'homme politique a voulu faciliter l'accès des IA aux contenus protégés par des droits d'auteur.
ChatGPT dans les services publics
Si ces négociations n'ont pas été concluantes, elles sont pourtant révélatrices de la volonté de Sam Altman de faire de ChatGPT l'IA de référence des gouvernements occidentaux.
Déjà au mois de juillet 2025, Peter Kyle a conclu un accord avec OpenAI pour équiper les services publics anglais avec ChatGPT. L'objectif est de déployer l'outil dans des secteurs tels que l'éducation ou la justice.
Au début du mois d'août, OpenAI a également proposé la version payante de ChatGPT aux fonctionnaires des agences fédérales pour un euro symbolique. De leur côté, les services publics français n'ont pas adopté ChatGPT, ils disposent d'Albert, leur propre IA faite maison
Ces accords suivent les objectifs fixés par l'entreprise pour 2029, date à laquelle OpenAI espère devenir rentable. La start-up pourrait surtout chercher à devenir indispensable pour ses utilisateurs, avant de potentiellement changer de modèle économique. Aujourd'hui accessible gratuitement, ChatGPT pourrait dans les prochaines années entamer une transition vers des services uniquement payants ou l'intégration de publicité.