France Travail: 43 millions de personnes "potentiellement" concernées par une cyberattaque

France Travail (ex-Pole Emploi) a annoncé avoir subi une cyberattaque visant "potentiellement" 43 millions de personnes. Cette fuite de données très importante a eu lieu entre le 6 février et le 5 mars 2024.
"Suite à une cyberattaque dont nous avons été victimes avec Cap emploi, des informations personnelles vous concernant sont susceptibles d’être divulguées. Vos informations bancaires ne sont pas concernées. Nous sommes désolés de cet incident et nous vous invitons à rester vigilants", affiche le site internet de France Travail, ce mercredi.
"Les personnes précédemment inscrites au cours des 20 dernières années ainsi que les personnes non inscrites sur la liste des demandeurs d'emploi, mais ayant un espace candidat sur francetravail.fr sont susceptibles d’être divulguées et d’être exploitées de manière illégale", poursuit l'agence pour l'emploi, insistant sur le fait que "les mots de passe et les coordonnées bancaires ne sont pas concernés par cet acte de cybermalveillance."
Voici les données volées dans le cadre de cette cyberattaque: nom et prénom, numéro de sécurité sociale, date de naissance, identifiant France Travail, adresses mail et postales et numéros de téléphone.
Une enquête ouverte
Une enquête préliminaire a été ouverte par le Parquet de Paris et confiée à la Brigade de Lutte Contre la Cybercriminalité de la Direction de la Police judiciaire de Paris. Il est d'ores et déjà possible de porter plainte en ligne, sur ce lien.
France Travail a porté plainte et informé la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) de cette attaque. Comme le prévoit la loi, l'agence pour l'emploi devra prévenir individuellement l’ensemble des personnes concernées par cette violation de données personnelles.
Cette nouvelle attaque intervient quelques semaines après une très importante fuite de données, annoncée fin janvier par les opérateurs Viamedis et Almerys. 33 millions de personnes étaient concernées avec, déjà, un vol de numéro de sécurité sociale.
L'été dernier, un prestataire de Pôle emploi (en l'occurence Majorel, entreprise chargée de la numérisation et du traitement des documents des demandeurs d'emploi) avait déjà été attaqué. 10 millions de personnes étaient alors concernées.
