BFM Tech

Cyberattaque contre la Banque Postale: l'attaque informatique revendiquée par un groupe pro-russe

BFM Business Raphaël Grably avec Ilyana Hamiti
placeholder video
Une cyberattaque qui a ciblé les services de La Poste depuis ce lundi semble être désormais suffisamment contenue pour permettre aux sites web du groupe de revenir en ligne. L'enquête a été confiée à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à l'unité nationale cyber.

L’attaque lancée contre les services en ligne de la Banque Postale depuis lundi est "toujours en cours" ce mardi 23 décembre, a indiqué La Poste auprès de BFMTV qui n'est pour l'instant "pas en mesure de communiquer sur l'origine de l'attaque, qui fait l'objet d'une enquête judiciaire".

Le mode opératoire de ce piratage "rend crédible" l'hypothèse de groupes de hackers pro-russes, a toutefois indiqué une source gouvernementale à BFMTV. De son côté, le parquet de Paris nous indique que l'attaque a précisément été revendiquée par le groupe Noname057, considéré comme pro russe.

Depuis lundi, l'attaque a "perdu en intensité et que les mesures prises par La Poste portent leurs effets", a expliqué La Poste ce soir. L'action est survenue au début de la première semaine des fêtes de fin d'année, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l'année, le groupe trie et distribue 180 millions de colis.

Cette cyberattaque avait par ailleurs provoqué des perturbations techniques lourdes chez les utilisateurs qui n'ont pas pu accéder aux services de la banque et à leurs comptes.

Une attaque par déni de service

Si la Banque Postale a rencontré plusieurs problèmes depuis le début de l'attaque, les paiements en ligne "restent possibles avec une authentification par sms" ainsi que "les paiements par carte bancaire sur les TPE en magasins". Les virements par WERO "sont toujours accessibles", a ajouté la banque.

En bureau de poste, les autres opérations bancaires pourront être réalisées en bureau de poste ainsi que les retraits d’espèces aux DAB.

Lundi, la Poste avait révélé à BFMTV que cet incident était le résultat d'une cyberattaque. Elle a été victime d'une attaque par déni de service distribué (DDoS), qui vise à saturer les serveurs de requêtes jusqu'à ce qu'ils finissent par lâcher.

Le ministre de l'Économie Roland Lescure avait souligné mardi sur BFMTV/RMC que "la priorité des priorités", c'était "de faire en sorte que les colis arrivent à temps pour Noël".