Pourquoi une mauvaise blague avec votre Wifi en avion peut vous coûter très cher
Pourquoi une mauvaise blague avec votre Wifi en avion peut vous coûter très cher - Orna / Pixabay
Il y a des blagues qui ne passent pas. Un mineur a été interpellé dimanche, puis remis en liberté ce lundi après une garde à vue. Son tort: avoir rebaptisé le Bluetooth d'un de ses appareils électroniques "engin explosif improvisé". Une blague de mauvais goût repérée par l'équipage de ce vol Transavia en provenance d'Agadir (Maroc), qui a immédiatement averti les autorités.
A Orly, les passagers ont donc été contrôlés et le blagueur a été placé en garde à vue.
Ce n'est pas une première et les exemples similaires sont d'ailleurs légion. En 2020, un avion au départ de Montréal avait été bloqué en raison d'un mystérieux réseau Wifi "détonateur à distance".
En 2017, un avion de Turkish Airlines avait atterri en urgence au Soudan après qu'un passager a renommé son réseau "bombe à bord". En 2016, c'est un appareil australien qui avait retardé son vol en raison d'un appareil nommé "dispositif mobile de détonation".
"Galaxy note 7"
La même année, un Américain avait contraint un vol San Francisco-Boston à faire demi-tour. Le plaisantin avait rebaptisé son Wifi "Galaxy note 7", du nom d'un smartphone Samsung interdit dans les avions en raison d'une batterie susceptible d'exploser.
Et les exemples ne manquent pas, y compris hors de l'avion. Un réseau "Al-Qaïda Free Terror Network" avait provoqué une alerte à la sécurité à l'aéroport international de Los Angeles en 2014.
Si les législations diffèrent selon les pays, les compagnies aériennes prennent toujours au sérieux ce type de menace, même s'il s'agit de blagues.
En France, l'article 224-8 du Code pénal prévoit 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende pour le "fait par quiconque, en communiquant une fausse information, de compromettre sciemment la sécurité d'un aéronef en vol ou d'un navire."