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VIDEO - Qui est Jules Bianchi, victime d'un accident au Grand Prix du Japon?

BFM Juliette Deborde
Jules Bianchi, grièvement blessé au Grand Prix du Japon dimanche, est l’héritier d'une lignée de pilotes.

Jules Bianchi, grièvement blessé au Grand Prix du Japon dimanche, est l’héritier d'une lignée de pilotes. - ALEXANDER KLEIN / AFP

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PORTRAIT - Grièvement blessé dimanche au Grand Prix du Japon, Jules Bianchi est l’héritier d'une lignée de pilotes marquée par un destin tragique: son oncle Lucien a perdu la vie sur la piste des 24 Heures du Mans en 1969. 

Il confiait "n’avoir pas vraiment de craintes" lorsqu’il était au volant. "Quand on commence à avoir peur, ce n’est pas très bon signe", racontait Jules Bianchi en mai 2013 au Mag d’Eurosport. Le pilote de 25 ans, grièvement blessé dimanche matin lors du Grand Prix du Japon et actuellement hospitalisé dans un état grave, connaissait pourtant les risques du sport automobile. 

Le 30 mars 1969, son grand-oncle Lucien, vainqueur des 24 Heures du Mans en 1968, se tue sur le circuit sarthois, à seulement 34 ans. Lucien Bianchi était l’un des meilleurs pilotes de sa génération, et avait disputé 17 Grands Prix dans les années 60, rappelle L'Equipe dans un article consacrée à la famille du pilote. Le grand-père de Jules, Mauro, lui aussi pilote, a également été victime d’un grave accident au Mans, en 1968, qui signera la fin de sa carrière.

Un héritage lourd à porter

Pour Philippe Bianchi, fils de Mauro et père de Jules, l’héritage est trop lourd à porter: "Pour moi, ce fut trop compliqué parce que la famille ne voulait pas subir d'autres malheurs", racontait-il dans un portrait que Corse-Matin avait consacré à son fils à l'occasion du Grand Prix de Monaco. C’est donc Jules, né à Nice le 3 août 1989, qui reprend le flambeau. Il a seulement trois ans et demi lorsqu’il monte pour la première fois dans un kart. "Très vite, on a vu qu'il avait la course dans le sang", raconte son père, propriétaire d'une piste de karting. "À trois ans et demi, Jules me tannait pour essayer. J'ai donc dû adapter spécialement un kart. Le mode d'emploi fut assimilé en deux temps, trois mouvements. En l'espace de quelques tours, c'est tout. Voilà comment il est devenu l'attraction de la piste".

Neuvième au Grand Prix de Monaco

C’est en 2007 que Jules Bianchi débute en automobile. Le manager Nicolas Todt, fils de Jean Todt, président de la Fédération internationale de l'automobile, le prend sous son aile. Jules Bianchi s'assoit pour la première fois aux commandes d'une Formule 1 le 1er décembre 2009. Des essais concluants, puisque Ferrari lui propose un contrat dans sa filière "jeunes talents", avant de le promouvoir pilote d’essai en 2011. Deux ans plus tard, il devient pilote titulaire pour l'écurie russe Marussia, et marque ses premiers points en mai dernier au Grand Prix de Monaco, où il termine à la 9e place.

Jeune espoir de la discipline reine du sport auto, Jules Bianchi se voyait déjà au volant d'une Ferrari la saison prochaine. "Je travaille pour ça depuis mon entrée à l'Académie Ferrari, fin 2009. J'ai fait deux saisons de Formule 1. Je pense que j'ai une bonne expérience et je me sens prêt, c'est sûr", expliquait-il juste avant son accident. L’année dernière, Jules Biachi avait été élu "rookie of the year"(meilleur débutant) par le magazine britannique Autosport. Le rêve du jeune pilote: suivre les pas d'une de ses idoles, Michael Schumacher, en gagnant un jour un Grand Prix.