Un syndicat de juges veut des poursuites contre Guaino

Le député UMP des Yvelines Henri Guaino a accusé le juge Gentil d'avoir "déshonoré la justice" et de "salir la France", après la mise en examen de l'ancien président de la République pour "abus de faiblesse". - -
L'Union syndicale des magistrats (USM) a écrit au procureur de la République de Paris après les propos d'Henri Guaino accusant le juge Jean-Michel Gentil d'avoir "déshonoré la justice" avec la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt, a-t-on appris jeudi auprès du syndicat. Le courrier, qui évoque un "discrédit jeté sur une décision de justice", a été adressé mercredi au parquet, a indiqué Virginie Valton, vice-présidente de l'USM, confirmant une information d'Europe 1. "Le courrier est parti hier", a-t-elle dit. "C'est une dénonciation, à charge pour le parquet de donner des suites", a-t-elle ajouté.
6 mois de prison et 7 500 euros d'amende
Le député UMP des Yvelines a accusé le juge bordelais d'avoir "déshonoré la justice" et de "salir la France" par ses "accusations grotesques", après la mise en examen de l'ancien président de la République pour "abus de faiblesse". Le délit de discrédit jeté sur une décision de justice est passible de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende.
Le juge Gentil a reçu fin mars un courrier contenant des menaces de mort et une cartouche à blanc. Pour les syndicats de magistrats, ces menaces sont la conséquence directe des mises en cause de la justice par des élus de droite, qui ont fait bloc autour de l'ancien chef de l'Etat. François Hollande a récemment promis aux juges qu'il serait le garant de leur indépendance et du respect qui leur est dû.












