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Un adolescent de 15 ans en détention après l'incendie des calanques à Marseille

BFM la rédaction avec AFP
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- - Boris Horvat - AFP

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L'incendie, qui avait ravagé des centaines d'hectares de terre, notamment dans le Parc national des calanques. Un adolescent a été arrêté et a reconnu les faits.

Un adolescent de 15 ans, qui a reconnu être à l'origine d'un incendie ayant parcouru début septembre 300 hectares dans les calanques, aux portes de Marseille, a été placé en détention provisoire samedi, a-t-on appris de source judiciaire. Ce jeune n'avait "pas d'antécédents judiciaires" et n'était pas connu pour avoir un quelconque suivi psychiatrique. Une information judiciaire a été ouverte pour "destruction volontaire par incendie", a précisé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

Un incendie "involontaire" 

En garde à vue, le jeune homme a expliqué "avoir trouvé un briquet et l'avoir utilisé pour savoir s'il fonctionnait", déclenchant involontairement le sinistre. En l'état des investigations, les éléments recueillis par les enquêteurs suggèrent plutôt qu'il a mis "délibérément le feu", a précisé le parquet. 

L'adolescent marseillais a été arrêté vendredi matin, seize jours après l'incendie qui a détruit en partie des écosystèmes protégés dans le Parc national des calanques, a précisé une source policière. L'enquête, menée par les policiers de la sûreté départementale des Bouches-du-Rhône, s'est fondé sur un recueil "minutieux" des témoignages des riverains du quartier de Luminy, dans le sud de la ville, d'où est parti le feu, a-t-elle ajouté. 

Pas de victimes

Le feu n'avait pas fait de victimes et avait épargné les habitations. De très gros moyens avaient été déployés pour éviter le pire pour les milieux naturels : 860 marins-pompiers, 250 véhicules, et plusieurs avions bombardiers d'eau et hélicoptères avaient réussi à circonscrire le feu dans un corridor d'un peu plus d'un kilomètre de large.

Les flammes ont épargné Cassis et ne sont pas descendues jusqu'à la mer, dans les calanques elles-même, où les dégâts sur la faune et la flore auraient pu être bien plus importants.