Sonial Imloul :" des familles sont brisées" par l'islam radical

Sonia Imloul est la responsable de la seule cellule de prévention du terrorisme en France. - BFMTV
Avec sa structure unique créée en novembre dernier, Sonia Imloul vient en aide aux familles démunies face à leurs proches, souvent des jeunes, endoctrinés par l’islam radical.
Elle est revenue ce mercredi matin sur BFMTV et RMC sur les attentats qui ont frappé la France la semaine dernière et les solutions à apporter pour lutter contre l’endoctrinement. Ses principales déclarations à retrouver ici.
# Toutes les familles touchées
La radicalisation touche toutes les familles. Selon Sonia Imloul, ce phénomène "touche toute la population". "Ce n'est pas du tout endémique", "très peu de cas émanent des quartiers" indique-t-elle. La structure de déradicalisation que Sonia Imloul dirige, située en Seine-Saint-Denis accueille une trentaine de familles, dont "une dizaine dont les enfants sont en Syrie". "95% des familles que l'on accompagne sont des familles soit de la petite bourgeoisie, soit des cadres".
Quelle que soit leur origine " ce sont des familles qui ont un courage extraordinaire, des familles brisées (...). Il y a énormément de culpabilité. C'est compliqué d'accepter qu'on ne reverra plus son enfant".
# Un appui du numéro vert
La cellule de prévention du terrorisme agit sous l'autorité du préfet de police. "Nous arrivons en appui au numéro vert antijihad" indique Sonia Imloul. Ce numéro, le 08 00 00 56 96 a été mis en place en avril dernier et a permis de détecter plus de 600 cas de départs au jihad. "Nous les prenons en charge, nous les recevons, nous les accompagnons". "Les premiers signes, c'est cette distance, les comportements qui ne sont plus les mêmes", indique Sonia Imloul qui reconnaît que "les signes changent au fur et à mesure" car les jeunes "essaient de se dissimuler".
Avec une équipe de psychologues, psychiatres mais aussi médiateurs religieux, la structure tente d'établir le dialogue. Sans dévoiler les techniques employées pour faire sortir ces jeunes de la radicalisation, Sonia Imloul explique que le premier travail est "d'apporter une autre vision de la religion, c'est primordial".
# Hayat Boumedienne symbole d'une radicalisation des femmes












