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Prison de Gradignan: un détenu armé d'une fourchette agresse un psychiatre

BFM A.Mi avec AFP
Un détenu agresse son psychiatre à coups de fourchette, dans la prison de Gradignan (Photo d'illustration)

Un détenu agresse son psychiatre à coups de fourchette, dans la prison de Gradignan (Photo d'illustration) - olavXO - Flickr

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Un détenu de la prison de Gradignan, en Gironde, a agressé son psychiatre, une surveillante et un officier de police.

Après avoir entendu "la voix d'Allah", un détenu, connu pour des troubles psychiatriques graves, a agressé à coups de fourchette un psychiatre venu l'examiner à la prison de Gradignan (Gironde), près de Bordeaux, mercredi 14 septembre.

Selon Emmanuel Giraud, responsable régional du syndicat FO pénitentiaire pour la Nouvelle Aquitaine, le détenu a également "fracassé du mobilier sur la tête du médecin. Une surveillante a réussi à le protéger mais a elle aussi pris des coups. Un officier est parvenu à maîtriser l'agresseur mais a reçu un coup de tête", a ajouté le syndicaliste.

Le psychiatre a été emmené à l'hôpital "très, très choqué" sans qu'il soit possible de préciser la gravité de son état, a-t-on indiqué de même source.

Prendre en compte l'état psychologique des détenus

Âgé de 30 ans, le détenu a été condamné en 2014 à sept ans de prison pour avoir pris en otage les passagers d'un train en gare de Bordeaux, en juillet 2011. Il avait retenu pendant deux heures une femme sous la menace de deux sabres japonais, et les policiers d'élite du GIPN avaient dû intervenir pour le maîtriser. Aucun passager n'avait été blessé. En garde à vue, il avait affirmé vouloir "se faire abattre par les policiers".

"On demande que les détenus soient orientés vers des structures adaptées à leur état psychiatrique", a insisté le syndicaliste, soulignant que l'agresseur, pourtant connu et suivi pour ces troubles, était placé en détention à Gradignan dans une unité "classique".

Malgré ses antécédents, l'homme avait même bénéficié d'un régime de semi-liberté qui lui permettait de sortir de prison plusieurs jours par semaine, ne rentrant en cellule que pour la nuit. Un régime de semi-liberté qui avait été révoqué début 2016 pour "apologie du terrorisme", selon Emmanuel Giraud.