Pavés sur les Champs-Elysées: la mairie de Paris assure qu'ils ont été "retirés mercredi soir"

"Ils diront qu’il y a des casseurs, mais c’est eux qui fournissent." Depuis deux jours, une nouvelle polémique agite les réseaux sociaux. Alors que la France se prépare à un "jeudi noir" de mobilisation contre la réforme des retraites, des pavés traînaient encore mercredi sur les Champs-Elysées. Photos et vidéos à l’appui, certains internautes se sont inquiétés de cette négligence de la part de l’Etat.
"Un nombre colossal de pavés laissés en vrac à la portée de tous sur les Champs-Elysées par le préfet Didier Lallement la veille de la grève générale du 5 décembre 2019. Il manquerait plus que les 1000 black blocs annoncés s'en emparent et hop le mouvement social serait discrédité", écrit sur Twitter un badaud qui a constaté l’amas de pavés en haut de l’avenue, à proximité de l’arc de Triomphe.
Alors que Didier Lallement a évoqué, lors d'une réunion avec les maires d'arrondissement, la possible présence de 1000 casseurs dans les rangs de la manifestation parisienne, certains ont accusé le gouvernement de favoriser les violences en laissant délibérément sur la voie publique ces armes par destination.
"Un peu comme le 16 novembre où en pleine manif les camions verts de la ville de Paris viennent décharger des palettes aux abords de la place d'Italie. Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles", tance une utilisatrice de Facebook.
"Il n'y a plus de pavés à disposition"
Lors de l’anniversaire des gilets jaunes, le rassemblement place d’Italie a en effet été gangrené par la violence. Du mobilier urbain et des pavés ont été utilisés comme projectiles par des groupes d’individus, blessant des manifestants et des forces de l’ordre.
Par la suite, les organisateurs de la manifestation ont reproché à la préfecture "d'avoir imposé, après un refus d'un premier parcours, le rassemblement sur la place d'Italie, et ce en dépit des réserves du maire du XIIIe arrondissement, compte-tenu des importants chantiers en cours et du mobilier urbain entreposé", rapporte l’AFP. Le but? Enrayer le mouvement de protestation par la violence, selon les internautes qui ont l’impression que l’histoire se répète.
Mais selon la mairie de Paris, contactée par BFMTV.com, la réalité est tout autre. Si des pavés étaient encore sur l’avenue des Champs-Elysées ce mercredi, c’est en raison "d’un chantier pour sécuriser les traversées des piétons. Nous avons demandé à l’entreprise de faire le nécessaire pour les retirer, et ce jeudi, c’est chose faite. Ils ont été débarrassés mercredi soir", nous assure-t-on.
"Il n’y a plus de pavés à disposition", affirme la mairie.
Les barrières de chantier n’ont, elles, pas été remballées mais le trajet de la manifestation de ce jeudi ne prévoit pas qu’elle passe par les Champs-Elysées.
Défilé interdit sur les Champs-Elysées
La préfecture de police de Paris a pris un arrêté interdisant "tout rassemblement de personnes se revendiquant des gilets jaunes" sur cette avenue et "dans un périmètre comprenant la présidence de la République et le ministère de l’Intérieur ainsi que l’Assemblée nationale".












