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Martinique: des forces de l'ordre et pompiers ciblés par des tirs d'armes à feu

BFM A.S. avec AFP
Une voiture calcinée à Fort-de-France, en Martinique, le 23 novembre 2021.

Une voiture calcinée à Fort-de-France, en Martinique, le 23 novembre 2021. - Loïc Venance - AFP

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Tandis que les violences se poursuivent en Guadeloupe voisine, la Martinique a débuté à son tour une grève générale, lundi.

Après la Guadeloupe, la grogne gagne la Martinique. Alors qu'une grève générale est également en cours en Martinique, le risque de voir la situation s'enflammer à son tour sur cette île est important. Ce mardi, la Sécurité publique rapporte que des forces de l'ordre et des pompiers ont été à plusieurs reprises pris pour cibles par des tirs d'arme à feu dans la nuit de lundi à mardi à Fort-de-France sans faire de blessés.

Pas de blessés

"Le parquet de Fort-de-France confirme que des tirs par arme à feu ont pris pour cible les forces de sécurité à Fort-de-France dans la nuit du 22 au 23 novembre 2021. Aucun blessé n’est à déplorer. Une procédure pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique a été ouverte et les investigations sont confiées à la police judiciaire", précise le parquet dans un communiqué.

Ils ont été pris pour cible alors qu'ils intervenaient sur des feux de poubelles allumés sur la voie publique dans le quartier de Sainte-Thérèse à Fort-de-France, selon des sources policières.

"Nous sommes intervenus sur des feux de poubelles à Sainte-Thérèse vers 23h30 en appui des pompiers. Nous avons reçu des projectiles. D'autres feux de poubelles et de véhicules ont été allumés vers 01h45, c'est à ce moment que les patrouilles ont essuyé des tirs de 9 mm à plusieurs reprises. Des impacts ont été relevés sur les véhicules", a précisé le commandant Joël Larcher, responsable de la communication de la direction départementale de la sécurité publique de Fort-de-France.

Barrages routiers

D'importants barrages bloquent ce mardi, comme la veille, les principaux axes routiers de Martinique. Ces blocages s'inscrivent dans le cadre de l'appel à la grève générale lancé par 17 organisations syndicales aux revendications variées, parmi lesquelles on compte la fin de l'obligation vaccinale et des suspensions pour les soignants, mais aussi la hausse des salaires et des minima sociaux et la baisse des prix des carburants et du gaz.

"Nous disons au préfet de nous respecter", a lancé Eric Bellemarre, secrétaire général Force Ouvrière Martinique, sur l'antenne de la radio RCI mardi matin. "Le Premier ministre a annoncé qu'il fallait ouvrir un espace de dialogue mais son représentant local n'a pas dû recevoir le message", a ajouté le leader syndical.

Les grévistes s'indignent de ne pas avoir été reçus lundi par le préfet de la Martinique au terme de la première journée de manifestation, justifiant le durcissement du mouvement.

En Guadeloupe, des gendarmes ont aussi essuyé des tirs à balles réelles, ont rapporté mardi matin les ministres des Outre-mers Sébastien Lecornu et de l'Intérieur Gérald Darmanin. Le rétablissement de l'ordre public en Guadeloupe est le "préalable à toute discussion", a averti Gérald Darmanin.