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Mariage gay : vif échange entre Christiane Taubira et Christian Jacob

BFM Mathias Chaillot avec BFMTV
Il a fallu deux suspensions de séance pour ramener le calme après l'échange musclé entre Christiane Taubira et Christian Jacob.

Il a fallu deux suspensions de séance pour ramener le calme après l'échange musclé entre Christiane Taubira et Christian Jacob. - -

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Lundi soir, la ministre de la Justice Christiane Taubira et le chef de file des députés UMP Christian Jacob ont eu un échange musclé autour des termes « triangle rose » et « triangle noir », autrefois utilisés par le régime nazi. Il a fallu deux suspensions de séance pour ramener le calme.

Une semaine après le début des débats sur le mariage pour tous, et alors que les séances s’éternisent, le week-end comme la nuit, les députés commencent à fatiguer, et les esprits à s’échauffer. Mundi soir, une très vive passe d’armes a ainsi opposé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à Christian Jacob, chef des députés UMP. En cause, les « triangles roses » et les « triangles noirs », deux symboles utilisés dans les camps de la mort nazis, le premier pour les homosexuels, le second pour les « asociaux » tels que les drogués, alcooliques ou prostituées.
Tout commence, alors que la séance dure déjà depuis 7 heures, lorsqu’Elie Aboud, député de l’opposition, parle du « triangle noir », en référence au « triangle rose » évoqué quelques jours plus tôt par Christian Assaf, député socialiste. Christiane Taubira réagit, en colère, et juge ces propos « inqualifiables » à la tribune : « c’est inqualifiable de faire un mot d’esprit sur une expression pareille », juge la ministre.

« Vous êtes indigne madame la ministre, par le comportement qui était le vôtre, lui répond alors le président du groupe UMP à l’Assemblée Christian Jacob. Ce sont les socialistes, qui alors que monsieur Mariton s’exprimait, ont fait scandaleusement référence au triangle rose ».
Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, décide alors de suspendre la séance quelques minutes. Christian Jacob demande juste après « un mot d’apaisement de la ministre » car « jouer sur de telles références est scandaleux ». La ministre refuse (« C'est juste une alerte pour vous dire que vous ne pouvez pas tout vous permettre dans l'Hémicycle », affirme la Garde des Sceaux), les députés s’enflamment à nouveau, et la séance est suspendue une nouvelle dois. A la reprise, Claude Bartolone essaye de tourner la page et juge « l’incident clos ». D’ici le 12 février, date prévue pour le vote du texte, il reste pourtant encore 3 000 amendements à examiner.

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