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Laurent Berger a une appréciation "très positive" de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail

BFM A.L.M.
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Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, premier syndicat de France, était ce jeudi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, au lendemain de la nomination du premier gouvernement du quinquennat Macron.

Invité jeudi matin sur BFMTV et RMC, Laurent Berger connaît déjà sa principale interlocutrice au gouvernement, Muriel Pénicaud, la nouvelle ministre du Travail: "Je pense que tous les responsables syndicaux l'ont côtoyée à un moment ou un autre, puisqu'elle a été DRH de Danone. Franchement, c'est une femme que j'apprécie parce qu'elle a une vision, elle pense qu'il faut articuler le développement économique avec la justice sociale. Elle croit profondément au dialogue social, donc moi j'ai une appréciation très positive de la nouvelle ministre du Travail. On verra dans l'action, mais c'est une nomination qui a du sens".

Mercredi après-midi, peu après l'annonce de la composition du gouvernement, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé "un gouvernement de droite". Laurent Berger, lui, le juge "à l'image de ce qu'a été la campagne présidentielle. Les syndicalistes font avec l'interlocuteur qui est en face. On fait avec. Il y a, dedans, la possibilité d'aller vers de la transition écologique, de la justice sociale. Mon travail va être de faire en sorte que les bonnes voies soient suivies".

"Un pays de dingues"

"Si nous sommes en désaccord de façon extrêmement forte", poursuit le responsable syndical, "si nous avons le sentiment que le droit des travailleurs serait remis en cause, et que ce serait du moins 10 ans pour eux, la CFDT réagira, y compris en manifestant. Mais la ministre a été nommée hier".

Le recours aux ordonnances prévu par Emmanuel Macron "ne choque pas" Laurent Berger. "Les 39 heures, en 1981, c'est par ordonnances. Il y a un certain nombre d'avancées qui ont été faites par ordonnances. Ce qui est important, c'est le fond. Je ne les défends pas, les ordonnances. Mais si on va vers un débat public pour ou contre les ordonnances, on est encore dans un pays de dingues. Il faut discuter du fond" des réformes, plaide le numéro un de la CFDT. "La CFDT n'est ni dans l'opposition systématique, de principe, ni un allié en tout", prévient-il toutefois.