La ville de Saint-Etienne va installer des micros dans les rues pour garantir la sécurité des habitants

Illustration - Une caméra de vidéosurveillance - BFMTV
C’est dans le quartier de Tarentaize-Beaubrun-Couriot, à Saint-Etienne, dans la Loire, que la ville a décidé de tester ce dispositif inédit en France. L’objectif? pouvoir détecter des sons inhabituels à l’aide de “capteurs sonores” afin de lutter contre l’insécurité. S’il existe déjà un système de vidéosurveillance dans ce quartier jugé "difficile" par les acteurs locaux, ces capteurs doivent faire office de complément.
“Ce ne sont pas des micros à proprement parler”, rassure Fabrice Koszyk, dirigeant associé chez Serenicity, société spécialisée dans la sécurité informatique en charge de faire remonter les alertes sonores captées dans le secteur. Ce dernier explique qu’il s’agit ici de détecter des sons, qui ont été préalablement définis.
“Des signatures acoustiques sont ingérées dans les capteurs et quand ces sons se produisent dans la rue, ils peuvent les reconnaître, grâce à des algorithmes”, indique Fabrice Koskyk à BFMTV.com.
"C’est un système de reconnaissance de sons”
Sont essentiellement testés des bruits d’accident, comme les coups de feu, les cris (qui dépassent un certain nombre d’octet), les coups de frein ou encore les coups de klaxon.
“Que les gens se rassurent, nous n’allons pas les espionner”, prévient l’adjoint en charge du logement à la mairie de Saint-Etienne, dans les colonnes du Parisien.
L’idée des élus: développer une ville connectée, à l’aide de concepts innovants, tout en améliorant le confort des habitants. Ce dispositif ne permet donc en aucune manière d’enregistrer des conversations ou même d’enregistrer des sons tout court. “C’est un système de reconnaissance de sons”, ajoute Fabrice Koszyk. Le dispositif, conforme à la loi, a d’ailleurs été validé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). “Au delà du fait que rien n’est enregistré, l’émetteur du son ne peut pas être identifié”, précise Fabrice Koszyk.
50 capteurs installés dans le quartier
Une fois ces alertes sonores captées, elles transitent via la plateforme développée par Serenicity, avant d’être communiquées à la police municipale, qui pourra - si besoin - décider d'intervenir.
Les capteurs, dont le format sera à peine plus gros qu’une pièce de deux euros, seront placés en hauteur, de manière à disposer d’un meilleur angle pour traquer les sons. Cinquante outils de ce type doivent être installés dans ce quartier qui compte environ 7000 habitants. Un premier bilan sera dressé fin 2019.












