Gens du voyage: "Nous sommes 1,2 million, tous français"

Un terrain d'accueil de gens du voyage, en France. - -
Au coeur du débat depuis plusieurs jours et cible de nombreuses attaques, la communauté des gens du voyage se sent impuissante. "La difficulté principale demeure dans les textes de loi qui ne sont pas appliquées dans certaines communes", déplore Alain Daumas, président des associations tziganes.
Dernière polémique en date: la démission d'un maire UMP alors que quelque 150 familles de gens du voyage refusent de quitter un terrain de football qu'elles ont investi, à Guérande. Alain Daumas met en cause les "capacités d'accueil des terrains", "parfois pas suffisament grands, voire pleins", et la "mauvaise volonté" des maires et des gestionnaires d'accueil.
"Il faut parfois un porte-feuille bien garni"
"On ne veut pas nous recevoir", regrette l'homme, qui dénonce la nécessité "d'un porte-feuille bien garni" dans certains cas pour obtenir un terrain. "Quand on nous demande de payer pour un fluide quatre ou cinq fois son prix habituel, alors qu'on ne touche pas d'aide au logement, comment doit-on faire?"
"En France, nous sommes près d'1,2 million, tous français, depuis le XVe siècle. L'amalgame avec les Roms est faite exprès par certains. Les Roms migrants sont une problématique européenne, qui n'est pas spécifique à la France", rappelle le président.
Interrogé sur les "nuisances" dénoncées par certains habitants riverains de terrains d'accueil, Alain Daumas tempête. "Dans certaines régions, cela se passe très bien avec les riverains. A Montauban par exemple, on invite les habitants à venir nous rencontrer, on joue le jeu, et eux aussi. Nous sommes des citoyens français, ne l'oublions pas."












