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Retarder la rentrée scolaire face à la pandémie? Une hypothèse "pas privilégiée" selon Blanquer

BFM Robin Verner , Journaliste BFMTV
le ministre de l'Education nationale et des sports, Jean-Michel Blanquer à la sortie de l'Elysée, le 10 novembre 2021 à Paris

le ministre de l'Education nationale et des sports, Jean-Michel Blanquer à la sortie de l'Elysée, le 10 novembre 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Le ministre de l'Education nationale était l'invité de France Info ce jeudi matin. Tandis que les enfants débutent les vacances de Noël ce vendredi soir, ils devraient bien être de retour au 3 janvier. Car pour Jean-Michel Blanquer, retarder la rentrée scolaire pour juguler l'épidémie n'est pas à l'ordre du jour.

Vendredi soir, les élèves français débuteront leurs vacances de Noël. Et même s'ils apparaissent désormais comme l'un des principaux vecteurs de la transmission du Covid-19 au sein d'une population plus âgée largement vaccinée, ils ne devraient pas pouvoir rester chez eux plus des deux semaines prévues. En effet, invité ce jeudi matin par France Info, leur ministre de tutelle, Jean-Michel Blanquer, s'est positionné contre le report de la rentrée fixée au 3 janvier afin de lutter contre la pandémie, sans toutefois en écarter tout à fait l'idée.

"L'école est la dernière chose à fermer"

"J'ai toujours dit qu'aucune hypothèse n'était écartée. Rappelez-vous, on l'avait fait pour les vacances de printemps, donc ça reste un outil possible", a-t-il d'abord prudemment reconnu. Mais après cette concession, le ministre de l'Education nationale a clarifié:

"Mais a priori, l'hypothèse n'est pas privilégiée".

Refusant de s'enfermer dans une pétition de principe deux semaines en amont, il a poursuivi: "On doit continuer à regarder l'évolution de l'épidémie au cours des semaines qui viennent."

Tandis que, lors de son interview diffusée sur TF1 mercredi soir, le président de la République a raconté en détail pourquoi il avait décidé dès mai dernier de rouvrir les établissements, Jean-Michel Blanquer a encore noté ce jeudi matin: "La fermeture de l'école en soi n'est pas une solution miracle. L'école est la dernière chose à fermer dans une société".

Blanquer "serein" quant au protocole sanitaire

Le ministre a aussi été amené à évoquer la possibilité d'armer davantage le protocole sanitaire en vigueur dans les écoles. Là encore, Jean-Michel Blanquer a admis que la chose était "possible", tout en enchaînant:

"Je ne pense pas, très honnêtement, qu'il soit revu à la hausse. Je reste assez serein sur le fait de pouvoir continuer avec ce protocole renforcé".

C'est notamment ce protocole, actuellement porté à son troisième niveau, qui définit les conditions des fermetures de classes. Jean-Michel Blanquer a d'ailleurs fait le point sur le nombre de cours actuellement suspendus en raison de la diffusion du virus. Il a dévoilé le chiffre - "en stagnation depuis une semaine" - de 3150 classes fermées pour l'heure sur le territoire.