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Drones, contrôles, unité à cheval... Les huîtres du bassin d'Arcachon sous haute surveillance pour éviter les vols

BFM Vincent Hénin et Matéo Rivière, avec Juliette Moreau Alvarez
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Plusieurs tonnes d'huîtres sont volées chaque année sur le bassin d'Arcachon, principalement entre professionnels du secteur. Pour éviter cela, les gendarmes de la brigade nautique se mobilisent juste avant les fêtes.

Les perles du bassin d'Arcachon sous haute surveillance. À l'approche des fêtes de fin d'année, et surtout d'un boum du chiffre d'affaires des ostréiculteurs, les huîtres du littoral atlantique sont chouchoutées mais aussi lourdement surveillées. Les gendarmes se déploient sur les cultures et renforcent leurs présences sur place pour tenter d'empêcher un phénomène bien trop commun: le vol d'huîtres entre professionnels.

Le préjudice est loin d'être anecdotique: "plusieurs tonnes d'huîtres peuvent être volées en l'espace d'une marée, en une demi-heure, par des professionnels organisés", alerte le commandant de la brigade nautique du bassin d'Arcachon Jérôme Goussard.

En moyenne, ce sont trois tonnes d'huîtres qui sont volées sur le bassin chaque année. Alors, pour détecter toute embarcation ou comportement suspect, la brigade nautique met les bouchées doubles. Les vols ont souvent lieu entre ostréiculteurs, obligeant les forces de l'ordre à la plus haute des vigilances et la multiplication des contrôles.

Une nouvelle unité à cheval

Pour couvrir les 700 hectares du bassin, parfois dans des zones complètement inaccessibles, les gendarmes utilisent hélicoptères et drones, des outils qui ont déjà fait leur preuve auparavant.

Nouveauté cette année, la gendarmerie dispose d'une nouvelle unité, cette fois-ci terrestre: une brigade à cheval, mobilisée sur les plages du Cap Ferret.

Une forte présence des forces de l'ordre qui a pour but de contrôler, mais aussi prévenir et dissuader. "On contrôle, on rassure et on explique notre présence", explique Jérémy Dacheux, adjudant au poste à cheval régional de Biscarosse de la Garde républicaine.

La mobilisation des forces de l'ordre est par ailleurs plutôt bien accueillie par les professionnels qui se plient aux contrôles. "On a du mal à faire notre stock, donc si on est en plus volé ça serait catastrophique", conclut Quentin Bougue, ostréiculteur du bassin.