Conditions de détentions "inhumaines": deux détenus déboutés en appel
Deux détenus des prisons de Bois-d'Arcy et Nanterre, dans la banlieue ouest de Paris, dont les conditions de détention avaient été reconnues comme inhumaines en première instance par la justice, ont finalement été déboutés en appel, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Certes, "les sanitaires ne sont pas entièrement cloisonnés", "les lavabos ne donnent que de l'eau froide", "il est arrivé que l'eau soit brunâtre" et "l'ouverture de la fenêtre conduit à une baisse de la température en hiver", mais "il ne s'agit là que d'un désagrément passager", ont estimé les juges de la cour administrative d'appel de Versailles, dans une décision rendue début mars.
A propos de la superficie de la cellule d'un des deux détenus, 8,9 m2 pour deux, les magistrats ont par ailleurs noté qu'elle "n'est pas de nature, à elle seule, à caractériser des conditions de détention qui porteraient atteinte à la dignité humaine", alors que la défense avait fait valoir un rapport du comité européen pour la prévention de la torture, qui fixe à 7 m2 par personne la surface minimale d'une cellule.












