Cantat au Zénith: "On est dans un État de droit", rappelle le directeur de la salle

Nouvelle étape dans la tournée controversée de Bertrand Cantat. L'ancien leader de Noir Désir se produit ce jeudi soir au Zénith de Paris. Comme souvent lors de ses concerts, des militantes féministes se sont rassemblées devant la salle pour protester contre le spectacle, rappelant que le chanteur a été condamné pour la mort de Marie Trintignant en 2003. Daniel Colling, directeur du Zénith, rappelle sur notre antenne que la salle "appartient à l'État":
"En tant que directeur de Zénith, il faut savoir que je suis en droit d’être obligé de signer un contrat avec un producteur qui désire louer la salle", a-t-il expliqué à BFMTV avant le début du concert. "Sinon, je suis moi-même attaquable".
Estimant que "le premier concerné, c'est quand même le public qui paye pour voir Bertrand Cantat", il rappelle qu'"on est dans un État de droit": "Il faut faire attention que (...) les revendications, quelles qu'en soient les vraies raisons, ne se substituent pas non plus à la justice".
Une nouvelle plainte déposée
Bertrand Cantat a été condamné à huit ans de prison en Lituanie après que Marie Trintignant est morte sous ses coups. Il a été libéré en 2007, après avoir purgé plus de la moitié de sa peine. Il est sous le coup d'une nouvelle plainte, déposée par Yaël Mellul, présidente de l'association Femme et libre. Elle souhaite "démontrer que le suicide de Krisztina Rady (l'épouse de Bertrand Cantat, qui s'est donné la mort en 2010, ndlr) procédait d'une conséquence directement liée aux violences physiques et psychologiques commises par Bertrand Cantat sur sa personne". Le chanteur a déjà été mis hors de cause dans cette affaire par une première enquête de justice.












