Royaume-Uni: plus de 10.000 hospitalisations liées au Covid-19, un record depuis mars

A l'extérieur de l'hôpital Royal de Londres le 28 décembre 2021 - Hollie Adams © 2019 AFP
10.462 personnes étaient hospitalisées avec le Covid-19 mercredi en Angleterre, une première depuis début mars, tandis que le Royaume-Uni a enregistré plus de 183.037 contaminations supplémentaires, un nouveau record dû à la propagation fulgurante du variant Omicron.
À Londres, épicentre de la vague Omicron, 3310 personnes étaient à l'hôpital avec le Covid-19, soit 63% de plus que la semaine précédente et un plus haut depuis février. Ces chiffres incluent aussi les personnes testées positives après leur admission, tandis qu'aucun chiffre actualisé n'était disponible mercredi concernant les hospitalisations dans l'ensemble du Royaume-Uni.
90% des hospitalisés n'ont pas eu de dose de rappel
Face à la vague du variant Omicron, désormais dominant, le Royaume-Uni a lancé une campagne massive de rappel vaccinal qui a déjà permis d'administrer une dose supplémentaire à 57,5% de la population âgée de plus de 12 ans. L'objectif est d'en offrir une à toute la population adulte avant la fin de l'année.
"J'ai parlé à des médecins qui disent que jusqu'à 90% des personnes en soins intensifs n'ont pas eu de dose de rappel", a déclaré le Premier ministre britannique Boris Johnson en marge d'une visite dans un centre de vaccination, renouvelant son appel à la population à recevoir une dose supplémentaire de vaccin.
"Si vous n'êtes pas vaccinés, vous avez en moyenne huit fois plus de risques de finir à l'hôpital", a souligné M. Johnson.
Le système hospitalier en danger?
Malgré les hospitalisations en hausse, et s'appuyant sur la progression de la vaccination, le dirigeant a exclu mercredi de durcir les restrictions en place en Angleterre pour freiner la propagation du virus, contrairement à l'Écosse, au Pays de Galles et à l'Irlande du Nord, qui ont notamment fermé les discothèques.
"Le variant Omicron continue de poser de vrais problèmes, on voit les cas augmenter dans les hôpitaux, mais il est clairement moins virulent que le variant Delta et nous pouvons continuer à procéder comme nous le faisons", a justifié le dirigeant. Il a toutefois appelé la population à fêter la Nouvelle année "avec prudence".
Les autorités sanitaires craignent cependant que malgré un risque plus faible, le nombre de cas soit tellement élevé qu'il entraîne une pression insurmontable sur le système hospitalier, d'autant plus qu'un nombre croissant de soignants, contaminés, sont contraints à l'isolement. Selon le syndicat des pompiers, plus du tiers des camions d'intervention n'étaient pas opérationnels le jour de Noël en raison d'un manque de personnel, contaminé par le Covid ou devant s'isoler.











