Rappel massif des produits Coca-Cola en Europe: quels risques pour la santé?

Coca-Cola, Sprite, Fanta... Des marques bien connues des consommateurs au cœur d'un rappel hors norme. Le géant américain du soda a annoncé lundi 27 janvier le rappel d'une "quantité considérable" de ses produits en Europe. En cause, une teneur trop élevée en chlorate, un produit chimique utilisé dans le traitement de l'eau dérivé du chlore.
Les boissons en question ont été produites sur le sol belge avant d'être réparties dans divers pays. En France, seuls deux lots ont été distribués, pour des canettes de "Fuze Tea Pêche" et des bouteilles de Coca-Cola sans sucres en verre d'un litre. Avec un risque pour la santé des consommateurs?
Contactée par BFMTV, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) fait valoir qu'à ce stade aucun cas d'intoxication n'a été recensé dans le pays, ou qu'aucun lien n'a du moins été fait à ce stade avec les produits en question.
"Cela nécessitera un peu de temps pour arriver à faire les liens entre des éventuels symptômes et problèmes de santé et la consommation de boissons", explique la porte-parole de l'Afsca, Aline Van den Broeck.
Un taux parfois "vraiment trop important"
Le chlorate est un biocide utilisé dans les usines de production de boissons, principalement pour désinfecter l'eau potable. Il peut être présent sans poser de dangers jusqu'à un certain taux, fixé après étude au niveau de l'Union européenne par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).
En l'occurrence, c'est la dose d'exposition dite "aigüe", la dose maximum tolérée consommée sur une seule journée, qui n'est pas respectée. Elle ne doit pas dépasser "36µg/kg de poids corporel par jour", ce qui est le cas dans certains des lots observés.
À quel point ce taux n'a-t-il pas été respecté? Le dépassement constaté est "vraiment important dans certains lots", explique Aline Van den Broeck. Toutefois, les teneurs observées étaient variables d'un produit à l'autre, y compris entre les produits, les lots et les dates de production. Il a tout de même été décidé en concertation avec l'entreprise de procéder à un rappel général.
En clair: puisqu'il s'agit d'un seuil d'exposition "aigüe", même sur une consommation d'une seule dose, l'exposition pose un problème pour la santé. Les risques encourus sont un peu plus difficiles à estimer. "Cela dépend de la quantité consommée et du consommateur concerné, si c'est un jeune enfant avec un petit poids corporel ou un adulte avec un poids plus lourd", explique la porte-parole de l'autorité belge.
Selon l'Efsa, la consommation trop importante "peut limiter la capacité du sang à absorber l'oxygène, entraînant ainsi une insuffisance rénale". En cas de symptôme, il est vivement recommandé de se tourner vers un professionnel de santé.
"L'analyse d'experts indépendants a conclu que la probabilité d'un risque associé est très faible. Nous n'avons reçu aucune réclamation de la part de consommateurs à ce sujet", a par ailleurs assuré la filiale française de Coca-Cola.
Comment reconnaître un lot problématique?
Le producteur de sodas affirme qu'à ce stade, il n'y a pas de rappel de ces produits en France, bien que deux lots aient pu arriver jusqu'aux entrepôts français. Mais les consommateurs sont tout de même appelés à la vigilance. Voici comment repérer les lots problématiques.

Les acheteurs doivent identifier sur les bouteilles en verre et les canettes les codes de production allant de 328 GE à 338 GE" inclus. S'ils en trouvent dans leurs placards, les consommateurs doivent les retourner.











