Covid-19: pas de nouveau tour de vis prévu pour les fêtes malgré l'avis du Conseil scientifique

Le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'une conférence de presse le 26 janvier 2021 à Paris - Bertrand GUAY © 2019 AFP
Pas de nouveau tour de vis en vue. Le ministre de la Santé Olivier Véran a répondu via le média en ligne Brut ce samedi à l'avis du Conseil scientifique appellant à des "restrictions significatives" pour limiter les risques de propagation du Covid-19 lors du Nouvel An en refusant toute nouvelles mesures. "Nous voulons pousser la vaccination et nous appuyer vraiment sur cet outil majeur", a-t-il justifié.
Le Conseil scientifique a appelé le gouvernement à instaurer des "restrictions significatives" face au risque de propagation du virus à l'occasion des festivités du Nouvel An dans un avis publié ce samedi.
Le ministre de la Santé a expliqué via une interview vidéo postée en ligne qu'en raison de la faible "efficacité des mesures (de restrictions) aujourd'hui" et parce que l'exécutif "a fait le choix de ne pas priver la totalité des Français de libertés parce que 5 millions d'entre eux ne sont pas encore vaccinés", l'exécutif a choisi d'agir, face à la propagation du variant Omicron.
Cependant, il a choisi une autre stratégie que celle de la mise en place de nouvelles restrictions. "On booste sur la vaccination et on transforme le pass sanitaire en pass vaccinal", a-t-il développé.
"Il ne faut jamais injurier demain"
Olivier Véran a rappelé la menace que constitue le nouveau variant, dont le nombre de contaminations ne cesse de grimper en France et chez nos voisins. "Le Omicron, s'il commence à circuler, il est amené à circuler très vite, très fort, avec une vague extrêmement violente, mais extrêmement fugace", a-t-il prévenu.
Le ministre, également médecin, a cependant précisé que la situation reste évolutive et que les mesures de restrictions peuvent toujours être amenées à se renforcer.
"Il ne faut jamais injurier demain. Il m'est déjà arrivé de dire 'aujourd'hui, ce n'est pas prévu' et deux semaines plus tard, on me renvoit à ma vidéo en me disant, 'mais il y a deux semaines, vous nous aviez dit que'", mais oui, mais il y a de nouveaux variants, ça change constamment la donne", a-t-il rappelé.
"On est toujours dans l'anticipation et en même temps dans l'adaptation de notre réponse en fonction du degré de menace. La vérité d'aujourd'hui n'est peut-être pas celle de demain", a-t-il déclaré, prudent.











