BFM

Des "pacemakers cérébraux" testés pour lutter contre les addictions à l'alcool et aux opioïdes

BFM Pauline Lecouvé
Cerveau humain. (illustration)

Cerveau humain. (illustration) - iStock

Grâce à cet essai clinique, les chercheurs espèrent mettre au point un nouveau traitement pour lutter contre l'addiction.

Une technologie prometteuse. Des chirurgiens vont implanter des "pacemakers cérébraux" à des personnes atteintes d'addiction à l'alcool ou aux opioïdes, afin de tester si cette technologie par impulsions électriques peut aider à contrôler les addictions, rapporte le quotidien britannique The Guardian.

Cette technologie d'implants cérébraux est déjà utilisée pour aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, les personnes dépressives, ou encore celles atteintes d'un trouble obsessionnel compulsif.

"Nous pensons que nous pouvons utiliser un implant cérébral pour agir comme un pacemaker et normaliser les rythmes électriques déviants du cerveau qui sont liés à la dépendance", explique la chercheuse Valerie Voon de l'université de Cambridge.

Plusieurs petites études ont récemment suggérer que les implants cérébraux pourraient se révéler efficaces dans le traitement des addictions à l'alcool et aux opioïdes, cette nouvelle étude d'ampleur devrait permettre de montrer si cette technologie pourrait être plus largement utilisée.

Une étude menée sur douze personnes

Pour mener à bien cette étude, les chercheurs vont sélectionner six personnes atteintes d'alcoolisme et six autres atteintes d'addiction aux opioïdes. Pour être sélectionnées, ces personnes devront être addict depuis au moins cinq ans, avoir fait au moins trois rechutes, avoir déjà un traitement conventionnel médicamenteux ou suivi une psychothérapie.

Parkinson: l’implant intelligent qui change la vie des malades
Parkinson: l’implant intelligent qui change la vie des malades
13:20

Ces douze personnes se verront implanter une électrode à certains endroits précis de leur cerveau impliqués dans la récompense, la motivation et la prise de décision. Ces électrodes seront en lien avec un générateur d'impulsions, qui sera très probablement implanté dans leur poitrine.

"L'objectif est de réduire l'état de manque d'une personne et d'accroître sa maîtrise de soi en lui fournissant ces impulsions électriques", explique Valerie Voon.

Ces essais cliniques seront randomisés et l'activité cérébrale des douze participants sera enregistrée. L'équipe de chercheurs espère ainsi mettre au point un nouveau traitement pour lutter contre l'addiction, mais aussi mieux comprendre les mécanismes du cerveau à l'origine de la dépendance à l'alcool et aux opioïdes.