VIDEO - Duflot demande une minute de silence à l'Assemblée nationale pour Rémi Fraisse

Cécile Duflot a demandé au gouvernement de mettre un terme aux "projets stupides et dangereux" citant également la ferme des 1.000 vaches. - Martin Bureau - AFP
Les questions au gouvernement se transforment parfois en théâtre où s'enchaînent petites phrases bien préparées et répliques assassines, que ce soit au sein de l'Hémicycle, dans les couloirs du Palais-Bourbon ou sur les réseaux sociaux.
BFMTV.com vous résume la séance de ce mardi dont les quatre premières questions étaient liées au barrage de Sivens sur lequel la classe politique se déchire.
> Duflot demande une minute pour Rémi Fraisse
Les Verts montent au créneau. 10 jours après la mort de Rémi Fraisse et alors qu'aucune demande de ce type n'avait été formulée la semaine dernière, Cécile Duflot a voulu consacrer une minute de silence impartie sur le temps de sa question à la morte du jeune écologiste.
Le président de l'Assemblée a refusé cet hommage, expliquant que les minutes de silence étaient réservées aux otages et aux membres des forces armées. Malgré cet avertissement, les écologistes se sont levés pour observer un moment de silence, dans un brouhaha généré par l'opposition.
Cécile Duflot a également demandé au gouvernement de mettre un terme aux "projets stupides et dangereux" citant également la ferme des 1.000 vaches.
> Royal défend des "travaux indispensables"
"Personne dans notre pays ne pourra, par la violence, interdire la réalisation de travaux et d'équipements qui sont indispensables au développement économique de notre territoire", a répondu Ségolène Royal à Cécile Duflot, à quelques heures d'une réunion à Paris sur le barrage de Sivens.
La ministre de l'Ecologie a également condamné les propos de l'UMP à l'égard de militants écologistes, qui les traitaient de "Khmers verts".
> Valls invite à "éviter les amalgames"
Le chef de fil des députés UMP, Christian Jacob, a demandé à Manuel Valls s'il allait céder sur ce sujet à des "voyous" et des "casseurs".
"On ne peut pas mettre dans le même paquet ceux qui s'opposent à un projet, quels que soient leurs motifs, qui manifestent pacifiquement, qui y compris se sont désolidarisés des violences, et ceux qui s'en prennent aux bâtiments publics et aux forces de l'ordre", a répondu Premier ministre invitant le député UMP "à éviter les amalgames".
> La colère de Balkany sur les résidences secondaires
Le ministre des Finances et le secrétaire d'Etat au Budget ont indiqué plus tôt dans la journée que le gouvernement souhaitait doter les communes de la faculté de surtaxer sous conditions des résidences secondaires, dans l'espoir de ranimer le marché immobilier.
La réponse du secrétaire d'Etat au Budget, Chrisian Eckert, a provoqué la colère de l'UMP Patrick Balkany.

Pour rappel, le couple Balkany est soupçonné d'avoir utilisé un montage financier complexe pour dissimuler deux résidences secondaires luxueuses au Maroc et dans les Antilles.
La réaction du maie de Levallois n'a donc pas manqué d'être raillée par ses adversaires et notamment l'écologiste François-Michel Lambert.
Patrick Balkany et d'autres députés de droite portaient un Bleuet pour rendre hommage au Sergent-chef Thomas Dupuy, mort au Mali.
> Filippetti et Hamon en grande forme
Ce résumé des QAG ne serait pas complet sans prendre des nouvelles de Benoît Hamon et Aurélie Filippetti. Les deux anciens ministres semblaient en forme et se sont montrés souriants. Le premier a même lancé un clin d'œil alors que la secrétaire d’État chargée de l’Économie Sociale et Solidaire, Carole Delga, rappelait son travail sur les actions de groupe.













