« Toujours un coup de pouce fiscal pour les gens aisés »

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Hausse d’impôts ou pas, certains trouveront toujours le moyen de garder leur argent au chaud. Les conseillers en gestion de patrimoine et avocats fiscalistes se jouent en effet des subtilités du Code des Impôts pour avantager les plus fortunés. Pas de panique chez les as de la défiscalisation.
« Des mécanismes pour défiscaliser une partie des revenus »
Selon Arnaud Sylvain, conseiller en patrimoine indépendant, il y a toujours moyen de trouver une astuce pour les plus riches. « Il y a toujours des mécanismes pour défiscaliser une partie des revenus. Des dispositifs non plafonnés, comme les investissements outre-mer ou le dispositif monuments historiques. A chaque fois, vous allez pouvoir déduire une partie du prix d’achat du bien, soit sur vos revenus, ce qui va vous donner une économie d’impôts, soit directement en réduction d’impôts. Pour les gens aisés qui veulent investir dans l’immobilier, il y a toujours un coup de pouce fiscal qui existe ».
« Il y a encore des astuces »
En effet, confirme Olivier Potellet, même si la loi a drastiquement supprimé ou raboté de nombreuses niches, il en reste toujours, explique le PDG France de la banque privée Legal and Finance. « Il y a encore des astuces. Par exemple, quand on fait une donation, il vaut mieux que les impôts soient payés par ceux qui donnent que par ceux qui reçoivent, ça reste une astuce, mais il faut la connaître. Pour ceux qui ont des stock options, comme les cadres supérieurs, ou des actions gratuites, ils peuvent faire des donations qui vont fortement réduire l’imposition. Donc oui, il existe quelques niches fiscales ».
« De plus en plus de gens vont vivre à l’étranger »
Jean Philippe Delsol, avocat fiscaliste, voit ainsi passer beaucoup de « gens aisés sans être fortunés, les cadres qui gagnent très bien leur vie, les chefs d’entreprises qui gagnent bien leur vie ». Selon lui, ce sont eux qui « supportent de plein fouet les nouveaux impôts. Les plus riches, les gens fortunés, ont suffisamment d’argent pour faire autrement… Soit rester en France en amputant son capital - ne plus avoir de revenus, il n’en a pas besoin -, soit vivre à l’étranger ». Il constate d’ailleurs que le phénomène est en pleine explosion. « J’ai de plus en plus de gens qui vont vivre à l’étranger, c’est même inquiétant », s’inquiète-t-il.












