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Relais et Châteaux: Villepin a passé plusieurs heures en garde à vue

BFM La Rédaction avec AFP
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Dominique de Villepin a quitté mardi après-midi les locaux de la gendarmerie où il était entendu depuis la matinée, dans l'enquête sur le dossier Relais & Châteaux, une affaire d'escroquerie présumée.

La garde à vue de Dominique de Villepin dans le dossier Relais & Châteaux a été levée mardi peu après 16 heures, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.
Il est « probable » que le juge d'instruction en charge de ce dossier demande à entendre ultérieurement l'ancien Premier ministre à Strasbourg, a déclaré Brice Raymondeau-Castanet, le vice-procureur de Strasbourg, précisant qu'il reviendrait au juge de décider sous quel statut il entendra l'ancien ministre: simple témoin, témoin assisté ou mis en examen.
Une berline aux vitres fumées est sortie peu après 16 heures des locaux de la gendarmerie situés boulevard Exelmans (16e arrondissement de Paris) où Dominique de Villepin était interrogé par des gendarmes de Strasbourg depuis la matinée.

« Je ne suis en rien impliqué »

Mardi après-midi, l'ex-Premier ministre a clamé son innocence par la voie d'un communiqué : « J'ai pu ainsi redire sereinement, simplement et dans le cadre normal de la procédure que je ne suis en rien impliqué dans le déroulement de cette triste affaire qui touche l'un de mes amis. (...) Au cours de cette audition prévue de longue date, j'ai voulu donner tous les éclaircissements qui m'étaient demandés en marge de l'affaire Relais et Châteaux ».
Dominique de Villepin a été interrogé par les gendarmes de Strasbourg en charge de l'enquête, menée des juges de la capitale alsacienne.
Il a été interrogé sur des écoutes téléphoniques qui semblent démontrer qu'il aurait tenté de convaincre les dirigeants de Relais et Châteaux d'étouffer l'affaire pour laquelle son ami Régis Bulot, ancien patron de l'association, a été mis en examen fin 2011.
Régis Bulot est soupçonné d'avoir détourné 1,6 million d'euros des comptes de l'enseigne hôtelière haut de gamme, entre 2002 et 2008. Ces sommes lui étaient reversées en liquide par des fournisseurs, qui surfacturaient à sa demande leurs prestations.