Premier conseil des ministres pour le gouvernement Borne ce lundi

Elisabeth Borne quittant l'Elysée le 11 mai 2022. - Ludovic MARIN / AFP
Le second quinquennat d'Emmanuel Macron est véritablement lancé. Le nouveau gouvernement dirigé par la Première ministre Élisabeth Borne se réunit peu avant 10 heures ce lundi à l'Élysée pour son premier Conseil des ministres.
Un rassemblement qui se tiendra dans un contexte entaché par les accusations de viol visant le nouveau ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées Damien Abad.
Le pouvoir d'achat au menu
Près d'un mois après la réélection du chef de l'État et trois jours après la fin d'une longue attente qui aura mené aux choix de Matignon pour ses nouveaux ministres, ce premier rassemblement devrait mettre sur la table les grandes priorités tracées par Emmanuel Macron: école, santé, transition écologique mais aussi la lutte contre l'inflation.
"Le premier texte examiné par la nouvelle Assemblée nationale sera donc sur le pouvoir d'achat", a d'ailleurs confirmé Élisabeth Borne dans un entretien au Journal du Dimanche.
La Première ministre a déjà évoqué certaines mesures qui pourraient faire leur apparition dans ce futur texte, parmi lesquelles la prolongation du bouclier tarifaire, la création d'un chèque alimentation, le relèvement du point d'indice des fonctionnaires ou encore la suppression de la redevance audiovisuelle.
Des mesures qui pourraient aussi peser sur les élections législatives de juin, où la majorité présidentielle est donnée favorite même si une forte poussée de l'union de la gauche est à envisager. À trois semaines du premier tour des législatives, l'Élysée a d'ailleurs mis la pression sur ses quatorze ministres-candidats. Ils devront démissionner en cas de défaite à ce prochain scrutin, une règle qui s'applique aussi à la Première ministre Elisabeth Borne.
Borne "pas au courant" pour Abad
Ce Conseil des ministres sera suivi par une prise de parole d'Olivia Grégoire, nouvelle porte-parole du gouvernement. Elle pourrait être interrogée à cette occasion sur les accusations de viols qui planent sur l'un des nouveaux visages de ce gouvernement, Damien Abad, ex-président du groupe LR à l'Assemblée nationale nommé ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées.
Selon Médiapart, deux femmes, dont le journal a recueilli les témoignages, accusent Damien Abad, 42 ans, de viol en 2010 et en 2011. Un signalement a été effectué la semaine dernière auprès de LR, LaREM et de la justice qui dit l'analyser. Le parquet de Paris a déjà classé sans suite deux plaintes en 2012 et en 2017 de l'une des plaignantes.
Une affaire qui survient seulement quelques jours après l'annonce du retrait de Jérôme Peyrat, pour les législatives, condamné en 2020 pour des violences envers une ex-compagne, et dans un premier temps investi par la majorité présidentielle. L'affaire fait également écho au cas de Taha Bouhafs qui a retiré sa candidature pour La France Insoumise aux législatives avant que ne soit révélée l'existence d'une enquête interne après des accusations de violences sexuelles visant le journaliste militant.
"Nous croyons d'abord la parole des femmes", a commenté dimanche, le chef de file insoumis Jean-Luc Mélenchon.
"Pas au courant" de ces affaires avant leur révélation par Médiapart, Élisabeth Borne a promis de tirer "toutes les conséquences" en cas de "nouveaux éléments" et de saisine de la justice, à l'occasion d'un déplacement dans le Calvados où elle brigue un premier mandat de député.












