Non-cumul des mandats : un projet de loi dans « les prochaines semaines »

Conseil des ministres - -
Le non-cumul des mandats de parlementaire et de responsable d'exécutif local sera légiféré. Un projet de loi dans ce sens doit voir le jour dans les semaines à venir. Selon Jean-Marc Ayrault qui s'exprimait à la sortie du Conseil, c’est le souhait qu’aurait émis le président François Hollande lors du Conseil des ministres ce mercredi matin. Ce texte n'avait pas été inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres de mercredi, après avoir été prévu dans un premier temps. « Le président de la République a évoqué sa détermination à faire voter une loi pour mettre fin au cumul des mandats entre parlementaires et responsables d'exécutif local qui sera présentée dans les prochaines semaines », a dit le chef du gouvernement.
Le gouvernement veut lutter contre les conflits d’intérêt
Après son annonce sur le non-cumul des mandats, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a expliqué que le gouvernement préparait « plusieurs projets de loi » pour « mettre fin à tous les conflits d'intérêts », concernant « aussi bien des ministres que des fonctionnaires ou parlementaires ». « L'ancien gouvernement avait commandé un rapport au Conseil d'Etat qui est resté lettre morte: le gouvernement prépare plusieurs projets de loi pour mettre fin à tous les conflis d'intérêts qui peuvent concerner aussi bien des ministres que des fonctionnaires, que des parlementaires. C'est encore une avancée dans la confiance dans l'action publique », a dit le Premier ministre.
Mêmes préconisations dans le rapport Jospin
Dans le rapport qu'il avait remis au président Hollande en novembre 2012 pour « un renouveau démocratique », l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, à la tête d'une commission, avait émis plusieurs préconisations pour lutter contre les conflits d'intérêts. Il recommandait notamment de renforcer le régime des incompatibilités pour les membres du gouvernement et les parlementaires, de créer une Autorité de déontologie de la vie publique ou encore de mettre en place un système d'« alerte éthique » sur le modèle des "« lanceurs d'alerte ». Il recommandait aussi de rendre obligatoire une déclaration d'intérêts et d'activités pour les membres du gouvernement, les parlementaires, les collaborateurs du président de la République et les membres des cabinets ministériels.












