Muselier, Rottner: Morano pointe ces candidats de la droite qui "font n'importe quoi" aux régionales

La députée européenne LR Nadine Morano avait un voeu au moment de s'asseoir ce jeudi matin face à Jean-Jacques Bourdin, sur BFMTV-RMC. "Je voudrais qu’ils arrêtent de faire autant de bêtises pour se mettre en position délicate. Je voudrais qu’ils arrêtent de faire n’importe quoi".
"Ils", ce sont ces têtes de liste des Républicains aux régionales qu'elle accuse de ne pas respecter les instances nationales du parti et de flirter trop ostensiblement avec la majorité, à commencer par Renaud Muselier, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, et Jean Rottner, dans sa propre région d'origine du Grand Est.
"Jean Rottner ne veut pas de mon vote"
"Ils n’ont pas respecté le comité d’investiture et le Conseil national", a-t-elle assuré, arguant: "On a deux problèmes, seulement deux, mais quand on a une minorité qui met un peu le bazar, ça affecte les autres".
"Ceux qui mettent ce bazar ont été sous l’emprise des Macron-compatibles, comme monsieur Estrosi qui, heureusement, est parti", a-t-elle affirmé, tournant son regard vers la situation embrouillée de la droite dans le sud. Nadine Morano a d'ailleurs jugé durement l'inclusion de figures de LaREM dans la liste de Renaud Muselier: "LaREM était à 8%, il pouvait gagner, il n’avait pas à se mettre ce boulet au pied".
Nadine Morano entretient aussi des relations notoirement difficiles avec Jean Rottner, président sortant du Conseil régional du Grand Est, candidat de sa formation et pour lequel elle refuse de voter, comme elle l'a dit dès le courant du mois de mai.
"Jean Rottner dit que Nadine Morano n’est pas compatible avec sa ligne, que ma ligne gaulliste n’est pas compatible avec sa ligne centriste. Comment voulez-vous que je mette un bulletin dans l’urne pour lui?" a-t-elle justifié, reprenant: "Il ne veut pas de mon vote."
Morano trouve les Républicains "indulgents" envers Bertrand
Nadine Morano a encore eu une gentillesse à l'égard de Xavier Bertrand, qui postule à un nouveau mandat à la tête de son Conseil régional et porte les espoirs de la droite dans le nord du pays, tout en ayant quitté les Républicains en décembre 2017.
"On a fait preuve de beaucoup d’indulgence envers Xavier Bertrand, nous le soutenons dans les Hauts-de-France", a-t-elle lancé, laissant entendre qu'elle voyait d'un mauvais oeil ses envies de représenter son camp à la présidentielle en cas de victoire au scrutin de cette fin de printemps.
"Xavier Bertrand est parti. Xavier Bertrand avec qui j’ai gouverné, comme avec Valérie Pécresse (elle aussi pressentie en vue de la présidentielle, NDLR), je regrette qu’il soit parti, pour rien d’ailleurs", a-t-elle estimé.












