Prostitution: les "salons de massage", nouvelle cible des Républicains à Paris

"Massage tantrique", "massage quatre mains" et autres intitulés mystérieux. Rideaux et vitres opaques… Ces deniers mois, les "salons de massage" se multiplient rue Condorcet dans le IXe arrondissement de Paris, parfois à quelques mètres de distance; ce qui n'est pas vraiment du goût des riverains de ce tranquille arrondissement.
"J'ai mes petits enfants dans le quartier, je ne tiens pas à ce que ce soit un lieu de débauche", exprime ainsi un riverain.
"Evidemment, on sait bien qu'il ne se passe pas de massages là-dedans, c'est de l'hypocrisie. Ce sont des filles qui se font payer pour des services plus de prostitution que de massage", estime Julie Auclair, galeriste. Elle fait donc partie des commerçants qui organisent la résistance, en affichant clairement le message "no massage" sur leur devanture.
"On fait comme si cela n’existait pas. C’est insupportable!"
La maire du IXe arrondissement veut combattre avec des sanctions plus fortes cette prostitution déguisée. "Je veux absolument renforcer la législation en la matière et travailler à des contraintes supplémentaires pour que les propriétaires qui acceptent de louer à ce type d'activité soient l'objet de poursuites pour proxénétisme", explique Delphine Bürkli, d'inscrivant dans le combat de la chef de file des élus Républicains au conseil de Paris.
"En même temps que l’on débat longuement dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale de la pénalisation du client - une mesure que j’ai votée et que je soutiens -, on laisse se déployer dans Paris des centaines de nouveaux lieux de prostitution. Plus grave encore, on fait comme si cela n’existait pas. C’est insupportable!", lançait Nathalie Koscuisko-Morizet mercredi au Parisien.
"En 2014, seules 17 procédures judiciaires ont été engagées contre des établissements. La même année, 575 salons de massage et de relaxation étaient répertoriés", observe-t-elle en invitant à signe une pétition.
Selon la mairie, sur une cinquantaine de salons sous surveillance dans le IXe, quatre ont été fermés depuis un an par la préfecture.











