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La politique Hollande critiquée par la presse

BFM La Rédaction avec A.Roger
Couverture du Nouvel Observateur de la semaine de 6 au 12 septembre

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Chômage en hausse et cote de popularité en baisse, c’en est bien fini de l’état de grâce accordé au nouveau président Hollande. Et la presse se lâche. « Hollande, secoue-toi », écrit Marianne, « Sont-ils tous nuls ? », se demande le Nouvel Observateur.

Mauvaises nouvelles sur les fronts économiques et sociaux, la crise de l’emploi qui s'aggrave avec le cap des 3 millions de chômeurs franchi et la cote de popularité en forte baisse : le président "normal" subit les remous de la crise et l'impatience des Français. Preuve en est : la presse n’est pas tendre avec François Hollande. « Et si Sarkozy avait eu raison » se demande l'Express,« Hollande, secoue-toi, il y a le feu ! » écrit Marianne, et le Nouvel Observateur qui se demande ce jeudi en une « Sont-ils tous si nuls ? ».

« Défaut d’explications d’un pouvoir un peu trop humble »

Le Nouvel Observateur, qui penche plutôt à gauche, se demande ce jeudi en une : « Sont-ils tous nuls ? » Cette phrase barre une photo de François Hollande et du gouvernement. Pour Renaud Dely, le directeur de la rédaction du Nouvel Obs, il y a « trois niveaux » de réponse : « Un bilan calamiteux des finances publiques. Un contexte économique qui s’est encore dégradé pendant l’été. Face à ça, il y a un pouvoir qui doit ajuster sa copie. Il y a un vrai problème de pédagogie. C’est-à-dire que dans le sarkozysme, il y avait plus de faire-savoir que de savoir-faire. Nicolas Sarkozy annonçait 127 réformes par jour même s’il n’y en avait que deux qui voyaient le jour. A l’inverse, il y a aujourd'hui un défaut d’explications d’un pouvoir qui est probablement un peu trop humble. Il y a eu un vrai trou d’air pendant le mois d’août et y compris en cette rentrée où la pédagogie et la communication du gouvernement Ayrault ont laissé à désirer ».

La réponse du président attendue dimanche

Face à ce « Hollande Bashing », un dénigrement systématique de sa politique, le président doit réagir. Il a déjà commencé la semaine dernière avec un discours de vérité et profitera dimanche soir de son intervention télévisée au journal de TF1 pour affirmer un peu plus sa politique. Il répondra à ceux qui l’accusent de rester immobile, de ne pas trancher. Mais le véritable objectif de cette interview est bien d'expliquer aux Français pourquoi ils vont être obligés de faire de gros efforts. La ligne que veut suivre François Hollande : deux ans d'effort afin que la deuxième partie du quinquennat soit meilleure.

« Il faut que François Hollande crée un cap »

Pour Gaëtan Gorce, ce dénigrement de la politique gouvernementale,est logique. « Il faut se ressaisir », dit-il au micro de RMC. Le sénateur socialiste de la Nièvre assure que c’est « à l’exécutif de proposer des mesures » pour rattraper cette rentrée ratée. « Le problème, explique le sénateur, c’est que ce ne sera accepté que si le cap est donné. Il faut donc que François Hollande crée un cap, fixe des échéances et un calendrier de redressement du pays. Je pense qu’autour de cela, après, on pourra mobiliser l‘opinion ».