La France invite ses ressortissants à quitter l'Egypte

Les citoyens français se trouvant actuellement en Egypte doivent revenir en France dans les meilleurs délais, a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement François Baroin, qui parle de "ferments de guerre civile". /Photo prise le 24 mars 2010/REUTERS/B - -
PARIS (Reuters) - Les citoyens français se trouvant actuellement en Egypte doivent revenir en France dans les meilleurs délais, a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement François Baroin, qui parle de "ferments de guerre civile".
Des affrontements entre les manifestants qui demandent depuis plusieurs jours le départ du président Hosni Moubarak et ses partisans ont fait plusieurs morts et des centaines de blessés mercredi au Caire.
"Nous sommes très choqués, les images d'hier sont spectaculaires, des ferments de guerre civile sont en train de se dessiner", a dit François Baroin sur France info.
"Il n'y a pas d'urgente et d'ardente obligation à rester sur le territoire égyptien, il faut revenir dans les meilleurs délais. Les voyagistes sont informés, le Quai d'Orsay est à la disposition de nos compatriotes sur place", a-t-il ajouté.
Il n'a pas précisé s'il s'adressait aux touristes français qui se trouvent encore en Egypte, ou aux 10.000 à 12.000 résidents permanents du pays, ou aux deux.
Mardi dernier, le ministère des Affaires étrangères avait publié une déclaration annonçant des vols "devant permettre à l'ensemble de nos ressortissants de regagner la France avant la fin de la semaine", avant de préciser qu'il ne s'adressait qu'aux touristes.
Aucun vol spécial n'est affrété par le Quai d'Orsay, avait-on alors expliqué.
François Baroin a répété que la France souhaitait que le régime d'Hosni Moubarak, qui a annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat fin 2011, lance la transition.
"Il est incontestable que Moubarak a pris des engagements, le calendrier s'accélère, il est incontestable qu'il faut désormais rentrer dans un processus démocratique, ce que souhaite et que soutient la France", a-t-il dit.
Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal












