L'UMP Jacob accuse Ayrault et Désir d'être « des repris de justice »

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob. - -
L’affaire Cahuzac est une aubaine pour la droite, qui est bien décidée à taper là où ça fait mal. Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a ainsi qualifié mardi « d'anciens repris de justice » Jean-Marc Ayrault et le premier secrétaire du PS Harlem Désir en raison de leurs condamnations dans le passé.
Jean-Marc Ayrault avait été condamné en 1997 à six mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende (4 600 euros) pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public à Nantes, et dix ans plus tard, il a bénéficié d'une réhabilitation pour cette condamnation, comme le prévoit le Code pénal. Harlem Désir avait été condamné en 1998 à dix-huit mois avec sursis pour avoir reçu des salaires fictifs d'une association.
« L'UMP n'a qu'une obsession : salir »
Evidemment, cette déclaration n’a pas du tout été apprécié par le camp socialiste. Le président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, a fustigé dans un communiqué la volonté de « salir » de son homologue de l'UMP. « Christian Jacob a démontré une nouvelle fois ce midi que l'UMP n'a aujourd'hui plus qu'une seule obsession : salir. Ces propos de comptoir sont détestables venant du président d'un groupe qui n'a jamais rien fait pour moraliser la vie publique », écrit le patron des élus PS. « Pire, M. Jacob a, personnellement, fait voter fin 2010 un amendement exonérant de toute peine de prison les parlementaires coupables de mensonge sur leur déclaration de patrimoine ».












