Juppé ne se "mêlera pas" de l'élection pour la présidence des Républicains

Alain Juppé ne souhaite pas prendre part à l'élection du ou de la présidente des Républicains. - Eric Piermont - AFP
Il a pris ses distances avec la politique et compte bien les garder. Même si son parti doit choisir son nouveau président ou sa présidente les 10 et 17 décembre prochains. Dans un message publié sur son compte Twitter ce lundi, Alain Juppé explique qu'il ne compte pas "se mêler" de l'élection à la présidence des Républicains.
"Je ne me mêlerai pas de l'élection à la présidence de LR. Je ne parraine aucun candidat. Je serai attentif aux lignes rouges que j'ai tracées", écrit le maire de Bordeaux.
A ce stade, le scrutin est brigué officiellement par quatre candidats: Laurence Sailliet, proche du président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais et trésorier du parti, Florence Portelli, ancienne porte-parole de François Fillon à la présidentielle et Laurent Wauquiez, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce dernier fait figure de grand favori, incarnant une ligne politique à l'opposé de celle des juppéistes. D'autres, comme Bruno Retailleau et le juppéiste Maël de Calan, s'interrogent sur une éventuelle candidature.
Deux "lignes rouges": le FN et Sens commun
Samedi, la première adjointe d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux a suscité la surprise générale en annonçant son ralliement à Laurent Wauquiez. "Il a le leadership, l'énergie, le courage", a-t-elle justifié auprès du JDD, précisant qu'Alain Juppé n'avait pas eu d'objection à cette décision et estimant que Laurent Wauquiez n'avait pas franchi les fameuses "lignes rouges" définies par le maire de Bordeaux.
"La première est la mienne depuis que je fais de la politique, c'est l'incompatibilité de ce à quoi nous croyons avec les idées du Front national", a affirmé Alain Juppé lors d'un week-end de réflexion avec son camp fin août à Bordeaux.
La deuxième concerne la ligne qui sera fixée après l'élection du nouveau chef du parti. "Nous ne souhaitons pas que, petit à petit, la ligne dominante de LR soit celle de la partie la plus conservatrice, et même la plus rétrograde en termes de société", a-t-il expliqué, condamnant "l'influence tout à fait considérable du mouvement Sens commun sur la gouvernance de LR". Dans une interview au Figaro officialisant sa candidature, Laurent Wauquiez a estimé mercredi dernier que l'émanation politique de La Manif pour tous était "une composante de (la) famille politique" des Républicains.












