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Grâce de Jacqueline Sauvage: une décision saluée par l'ensemble de la classe politique

BFM Ariane Kujawski
Valérie Boyer (LR) et Benoît Hamon (PS) s'étaient chacun engagés pour la grâce de Jacqueline Sauvage.

Valérie Boyer (LR) et Benoît Hamon (PS) s'étaient chacun engagés pour la grâce de Jacqueline Sauvage. - AFP

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A gauche comme à droite, la décision de François Hollande de gracier Jacqueline Sauvage fait consensus.

François Hollande a finalement décidé de gracier Jacqueline Sauvage. Cette dernière, dont le cas avait suscité une intense mobilisation, a passé sa première nuit en liberté depuis quatre ans. Une décision du Président qui indigne les syndicats de magistrats. Du côté des politiques, une fois n'est pas coutume, on salue unanimement le geste de François Hollande, à gauche comme à droite.

La demande de grâce avait ainsi été relayée par des responsables politiques, notamment par Benoît Hamon à gauche. Le 26 décembre dernier, il avait interpellé directement François Hollande pour lui demander la grâce totale , dans une tribune publiée par Libération.

Le candidat à la primaire du PS a donc sans surprise qualifié mercredi le geste de François Hollande de "geste d'une grande humanité" et s'est dit "heureux d'avoir partagé avec des milliers de Français le combat juste et humain du comité de soutien à Jacqueline Sauvage".

Un enthousiasme nuancé par son rival Vincent Peillon, qui malgré le "courage" de François Hollande, ne cache pas jeudi matin qu'il "aurait aimé que ce soit fait plus tôt." 

Même son de cloche du côté de Marine Le Pen. La présidente du FN s'est contentée d'un tweet bref, dans lequel elle rappelle toutefois que le geste de François Hollande est "tardif".

Valérie Boyer, porte-parole du parti Les Républicains et membre du comité de soutien de Jacqueline Sauvage, a elle aussi rapidement exprimé son soulagement. Elle en a profité pour rappeler son souhait qu'aboutisse sa proposition de loi, déposée au printemps et qui vise à ce que les situations d'emprise soient prises en compte. Selon elle, Jacqueline Sauvage subissait l'emprise "physique", "économique", "sexuelle" et "morale" de son mari et "c'est le cas de bien des femmes".

Le geste présidentiel a fait consensus dans la classe politique, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, en passant par Manuel Valls ou le camp de François Fillon, qui ont tous salué la nouvelle. Seul Georges Fenech, magistrat et député Les Républicains, chargé de la justice au sein du parti, se dit "inquiet" après cette décision, qui à ses yeux représente "une atteinte grave à l'indépendance de la justice". Et de s'interroger jeudi matin sur BFMTV: "Imaginez que demain des femmes battues tirent dans le dos de leur mari: François Hollande va-t-il les grâcier les unes après les autres?". Le débat est relancé.