Manuel Valls: l'abandon de la réforme constitutionnelle "est un immense regret"

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Manuel Valls pointe du doigt les sénateurs de droite. Le Premier ministre a commenté devant l'Assemblée nationale mercredi la décision de François Hollande de renoncer à la révision constitutionnelle. Le projet de loi comprenait la mesure controversée sur l'extension de la déchéance de nationalité, qui avait été proposée dans le sillage des attentats du 13 novembre.
"L'unité n'est plus au rendez-vous"
"A Versailles, nous étions tous rassemblés, offrant l'image de responsables politiques soudés. Quatre mois plus tard, cette unité n'est plus au rendez-vous. C'est un immense regret", a-t-il lancé, dénonçant une incapacité à "se mettre à la hauteur de l'attente et de l'exigence des Français".
Le Premier ministre a, ensuite, accusé la droite sénatoriale de s'opposer "à une mesure que les Français ont parfaitement compris", en parlant de l'extension de la déchéance de la nationalité pour les terroristes qui prennent des armes pour tuer leur propre compatriote.
Une main tendue refusée par le Sénat
Le chef du gouvernement a aussi rappelé que cette mesure avait été "voulue par l'opposition, une mesure que le président de la République et l'exécutif, dépassant les frontières partisanes, ont voulu mettre en oeuvre dans un souci d'unité". "Cette main tendue a été refusée au Sénat et je le regrette amèrement", a déploré le Premier ministre.
Un peu plus tôt dans la journée, François Hollande avait également avancé "qu'une partie de l'opposition était hostile à toute révision constitutionnelle". Mais des voix à droite comme au centre se sont élevées contre cette accusation. Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, a accusé le chef de l'Etat, d'avoir "créé les conditions de l'échec" de cette réforme. De son côté, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, a reproché de faire porter la faute sur l'opposition "mais en réalité, c'est l'ensemble du Parlement qui est concerné".












