Liévin: 40 ans après, Valls commémore la catastrophe minière

A Liévin, Manuel Valls a ravivé la flamme du souvenir, 40 ans après la catastrophe qui a coûté la vie à 42 mineurs. - Philippe Huguen - AFP
Un déplacement pour se souvenir. Manuel Valls a commémoré samedi le 40e anniversaire de la catastrophe minière de Liévin (Pas-de-Calais), l'occasion de rendre un hommage appuyé au monde ouvrier qui a contribué à "bâtir la France".
Coup de grisou fatal
Il y a 40 ans, le 27 décembre 1974, à la reprise après la trêve de Noël, un coup de grisou, à 6h30, emporte 42 hommes descendus à la fosse des Six-Sillons à Liévin.
C'est la plus grande catastrophe minière en France d'après-guerre, alors que les charbonnages sont déjà sur le déclin.
Honorer la mémoire des victimes, "c'est aussi accomplir un devoir envers tous les ouvriers des mines qui, durant près de trois siècles, ont fait de la France une grande nation, une grande nation industrielle", a expliqué le Premier ministre.
"Nous sommes infiniment redevables"
"Nous sommes infiniment redevables à ce 'peuple de la mine'", a-t-il fait valoir.
Manuel Valls a salué, plus globalement, le "monde ouvrier". "Oui, les ouvriers ont tenu une place centrale dans le destin de notre Nation", a-t-il lancé.
"Le monde ouvrier a fait avancer l'Histoire. A travers sa participation au dessein économique de notre pays, bien sûr. A travers, surtout, la prise de conscience de lui-même, ses luttes syndicales, sociales, politiques", a expliqué le chef du gouvernement, rappelant que la France comptait toujours "plus de 6 millions d'ouvriers".
"Le combat pour les droits sociaux n'est pas achevé", a poursuivi le Premier ministre, défendant le compte pénibilité comme "mesure de justice sociale".
Les ouvriers ont "bâti la France"
"La gauche française, le socialisme, le syndicalisme se sont construits avec ces combats", a souligné le Premier ministre, pour qui les ouvriers ont "pris toute leur part aux progrès économiques et sociaux" et "bâti la France".
Quatre jours après la catastrophe, l'ancien président de la République, à l'époque Premier ministre, Jacques Chirac, s'était rendu sur place pour une cérémonie d'hommage. L'ex-chef d'Etat François Mitterrand s'y était également rendu, à l'occasion du 20e anniversaire du drame.












