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Fabius: "Il y a déjà eu deux séries de vols français en Syrie"

BFM A. K.
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Sur BFMTV, le ministre des Affaires étrangères affirme qu'il y a déjà eu "deux séries" de vols de reconnaissance de la France en Syrie. Ils "se poursuivent", selon lui.

Les vols français de reconnaissance au-dessus de la Syrie "se poursuivent", affirme Laurent Fabius vendredi sur BFMTV. "Il y en a déjà eu deux séries depuis la décision prise par François Hollande. Nous avons la certitude que Daesh risque de menacer la France depuis la Syrie, donc au nom de la légitime défense, nous effectuons ces vols de reconnaisance."

Quant aux conséquences de ces vols, "ce sera au président de les tirer", ajoute Laurent Fabius. "Mais pour l'instant, il n'y a pas encore eu de bombardement français sur la Syrie". Le ministre des Affaires étrangères en profite pour clarifier sa position: "je ne suis pas contre les bombardements", lance-t-il, alors que certains articles de presse font état de son opposition. "Il y a eu un conseil de défense dont les conclusions me paraissent excellentes". Et de renvoyer une fois de plus vers la décision de François Hollande.

Fabius plaide pour une "solution politique"

Pour Laurent Fabius, la solution en Syrie doit être politique. "L'une des nouveautés, c'est que nous discutons désormais avec les Russes, les Américains, les Arabes, et les Iraniens pour tenter de trouver une solution politique".

Mais le ministre doit également s'enquérir de la stratégie russe, car des avions russes ont été vus en Syrie. "Il y a des indications en ce sens", confirme Laurent Fabius. "S'il s'agit d'armements, il faut savoir que les Russes livrent traditionnellement des armes aux Syriens. Mais s'il s'agit de personnel, alors il faut essayer de comprendre quelle en est la finalité. Si c'est dans une perspective offensive, il faut savoir contre qui. J'en discuterai avec Sergueï Lavrov." 

Jeudi, le ministre russe des Affaires étrangères a démenti avoir pris des "mesures supplémentaires" pour renforcer sa présence militaire en Syrie. Mais Laurent Fabius ne cache pas son inquiétude: "Mon collègue (russe) Sergueï Lavrov a démenti mais ça m'inquiète car j'ai eu John Kerry (le secrétaire d'Etat américain) au téléphone qui m'a dit qu'il avait des renseignements en ce sens. Ce n'est pas en ajoutant de la guerre à la guerre qu'on va arriver à une solution (...) Ne faisons pas de procès d'intention, on verra ce qui se passe".