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Femme en burqa gare de l'Est: Morano ne compte pas "en rester là"

BFM Juliette Deborde
L'eurodéputée Nadine Morano aurait demandé à une femme de retirer sa burqa gare de l'Est. Ici en mai 2012 à Paris.

L'eurodéputée Nadine Morano aurait demandé à une femme de retirer sa burqa gare de l'Est. Ici en mai 2012 à Paris. - Lionel Bonaventure - AFP

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CAFE POLITIQUE - Nadine Morano dément avoir provoqué un esclandre gare de l'Est mardi, après avoir croisé une femme en niqab. Elle juge "ahurissant" le rapport de police qui l'accable.

Nadine Morano ne compte pas se laisser faire. La députée européenne UMP conteste une nouvelle fois avoir fait scandale mardi après-midi gare de l'Est, après avoir croisé une femme intégralement voilée. Elle dément le rapport de police relatant ses échanges tendus avec les forces de l'ordre, rapporte le Lab.

Le compte-rendu, révélé par France Bleu mercredi, fait état de l'"attitude extrêmement agressive" de Nadine Morano, venue informer la police de la présence d'une femme intégralement voilée dans la gare et lui demander d'intervenir.

Une version "ahurissante" et "insensée" 

Une version que l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy, qui n'en est pas à sa première sortie anti-niqab, juge "ahurissante" et "insensée". Elle livre sa version des faits: "Quand [le policier] m'a demandé mes papiers pour m'inscrire sur son fichier, je lui ai tendu mon passeport et je lui ai dit: 'Je suis Nadine Morano'. Il m'a répondu: 'Vous savez, moi je ne regarde jamais la télé'.", relate-t-elle au Lab. Le rapport affirme pourtant que Nadine Morano se serait emportée, le policier ne la reconnaissant pas: "Comment?!! Vous ne me connaissez pas?!! C'est incroyable!! Vous ne regardez jamais la télé?! Je suis ministre!", peut-on lire dans le rapport.

Le policier ? "Un fou" selon Morano

Pourquoi le policier aurait-il menti? Nadine Morano est catégorique: il s'agit probablement d'"un fou", avance-t-elle. Sans hésiter à mettre en question la déontologie de l'agent de police, l'accusant d'un geste politique: "Ce sont certainement les paroles d'un syndicaliste" ou d'"un gauchiste". Si elle ne sait pas encore quelles suites donner à cette affaire, l'eurodéputée affirme ne pas compter "en rester là".

Nadine Morano avait déjà fermement démenti tout scandale mercredi sur RMC. Et avait revendiqué son intervention auprès de la police: "Il était de mon devoir de signaler la présence de cette personne en burqa - dont on ne sait d'ailleurs pas qui est en dessous - et qui trimbale une valise avec elle. Je suis désolée mais ça crée la suspicion et l'angoisse", s'était-elle justifiée. "Quelqu'un qui est dissimulé comme ça dans une gare bondée avec une valise, vous pouvez penser ce que vous voulez, mais pour moi c'est une menace.[...] Je parle de terrorisme, là".