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Euro 2016: l'exécutif exhorte les grévistes à ne pas gâcher la fête

BFM David Namias
François Hollande, le 5 juin, à France Inter, pour parler de l'Euro de football 2016.

François Hollande, le 5 juin, à France Inter, pour parler de l'Euro de football 2016. - ETIENNE LAURENT / POOL / AFP

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Menace terroriste toujours présente, inondations, blocages, à quelques jours du début de l'Euro de football, l'exécutif multiplie les appels pour que les grévistes cessent leur mouvement, notamment dans les transports.

Avant de se rendre dimanche à Clairefontaine, le complexe sportif d'entraînement des Bleus, François Hollande a rappelé sur France Inter la réalité des menaces qui pèsent sur l'événement tant attendu des amateurs de football. Après avoir rappelé la réalité de la menace terroriste qui pèse sur le pays, le chef de l'Etat en a profité pour lancer un appel implicite à l'arrêt des grèves.

"Personne ne comprendrait que les trains ou les avions (...) puissent empêcher le bon déroulement (...) du déplacement des spectateurs", a estimé le chef de l'Etat. "Je souhaite que (le conflit social) soit réglé", a-t-il insisté, évoquant les grèves à la SNCF ou à Air France.

Manuel Valls avait déjà prévenu fin mai: "J'en appelle à la responsabilité de chacun", avait lancé le Premier ministre, évoquant "les très bons chiffres économiques" et "l'image de la France".

Les inondations ajoutent au climat de tension

En déplacement samedi dans un quartier inondé de Crosne (Essonne), Manuel Valls, bottes en caoutchouc aux pieds, a d'ailleurs appelé à l'arrêt "le plus vite possible" des grèves à la SNCF.

"La grève de la SNCF n’a rien à voir avec les textes de loi sur le travail (...) Mais alors en Ile-de-France, dans le Centre, dans les régions qui ont été touchées (...), elle est totalement incompréhensible", a lancé Manuel Valls.

"C'est intolérable pour les usagers du service public de voir le service public interrompu, quelle qu'en soit la cause", fustige de son côté la ministre de l'Environnement Ségolène Royal.

Du côté de l'opposition, le discours est à l'unisson: cela "rajoute de la galère à la galère des intempéries", dénonçait ainsi la présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

Le contexte justifie-t-il l'arrêt du mouvement de contestation et les blocages? Ce n'est en tout cas pas le chemin que semble prendre le conflit alors que l'intersyndicale CGT, FO et FDU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl appelle à renforcer la mobilisation avec une grande manifestation nationale à Paris le 14 juin, soit au cœur de la compétition qui se tiendra eu 10 juin au 10 juilllet.